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— Oh ! madame !…

— Si, si, il couchera-là entre nous deux : nous le caresserons toutes les deux. Tu verras son beau membre ; il te le mettra… nous jouirons tous les trois ensemble… Mais recouche-toi, ma chatte, tu vas t’enrhumer. Es-tu mieux ?

— Oui, oui, tout à fait bien… venez vite que je vous sente là, près de moi… j’ai cru que j’allais mourir, mais c’était d’émotion, de bonheur…

— Et puis, dis-je en riant, je crois que je t’écrasais un peu.

— Oui, répondit-elle avec un sourire, c’était peut-être aussi cela.

Comme je m’étais étendue près d’elle et que ma main caressait sa fourrure soyeuse et fournie, elle écarta les cuisses, en me disant : « Oui, ça… tout ça… tout est à vous… »

Mais je fis un brusque mouvement de surprise. En mettant le doigt sur le clitoris, j’avais senti non pas un simple bouton, se gonflant plus ou moins, mais un véritable appendice, petite queue charnue qui bandait, et dont je ne m’étais pas aperçue la première fois.

— Oui, me dit-elle en m’embrassant, je l’ai très développé. C’est peut-être pour cela que je vous aime si ardemment !…

— Oh ! fais voir, ma mignonne… montre…

Elle rejeta les couvertures. Je vis alors le singulier objet : un joli clitoris rose, d’un bon pouce de longueur, qui frétillait sous mes yeux étonnés.

— C’est drôle, fis-je, on dirait une petit queue de gamin… laisse moi la sucer…

Je la pris entre mes lèvre, comme si ç’avait été la tienne. Elle ne protesta pas cette fois, et se laissa faire avec complaisance ; je la mordais et la lâchais tour à tour pour donner de grands coups de langue dans la vulve. Thérèse cependant se trémoussait convulsivement et poussait de petits cris : « Oh ! quel bonheur !… quelles délices !… pas

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