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côte, elle tenant mon priape raide prêt à la percer, et moi, mon doigt chatouillant son bouton, mes lèvres collées aux siennes.

— La jouissance ne dure qu’une minute. Retardons-en le moment, me dit-elle : tâchons de faire durer le plaisir. Veux-tu que j’appelle la petite pour nous amuser un instant ? Elle verra ainsi comment deux amants qui s’aiment, s’étreignent et échangent leurs âmes. Tu veux ?…

— Oh ! ma Dora, toi seule me suffis et tu es assez belle pour me faire oublier le reste de la terre, mais je ferai ce que tu voudras. Appelle-la !…

Amalla accourut, souriante, et sur un mot de Dora, elle eut vite fait sauter son pagne et ses vêtements superflus. Elle nous apparut alors dans sa juvénile nudité.

— Viens ici, maintenant, dit Dora.

Mais elle disparut en courant. Surpris, je regardai mon amie, qui se contenta de me dire : « Je parie qu’elle est allée se laver. Je l’ai habituée à une extrême propreté. »

C’était vrai, et quand Amalla revint au bout de deux minutes, nous nous aperçûmes que la petite coquine s’était non seulement lavée, mais parfumée au lait d’iris dont elle avait trouvé un flacon dans le cabinet de toilette.

À peine fut-elle entre nous qu’elle prit par le cou sa maîtresse. Comprenant qu’il n’y avait plus de distance, elle lui couvrit les seins des plus tendres baisers. Comme je caressais ses petites fesses en introduisant ma main dans leur séparation et allant plus loin chercher son bijou, elle tourna vers moi, sa mignonne tête et me tendit un bout de langue que je saisis aussitôt. Mais Dora, qui s’était mise sur le dos, écarta ses cuisses et lui dit, avec un geste du doigt : « À moi, ma petite ».

Celle-ci comprit, et se glissant dans le doux nid, commença un léger gamahuchage, pendant que Dora secouait mon priape, qui désirait mieux que de simples attouche-

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