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— Oh ! fit-elle, regardant Dora d’un air tendre.

— Et moi, m’aimes-tu un peu ?

I like you very much.

Et elle se tassa plus étroitement contre moi. Je la tirai jusqu’à la hauteur de mes lèvres et lui donnai un long baiser qu’elle me rendit avec sa douce petite langue.

Quelle ravissante enfant ! Elle était déjà femme néanmoins, et je m’en assurai en glissant sous son vêtement flottant ma main qui rencontra deux petits seins, fermes et bien formés.

Continuant mon exploration, qu’elle facilita en desserrant son pagne, je m’assurai de sa puberté en caressant une toison déjà abondante, mais fine et douce au toucher. Puis glissant encore plus bas, mon doigt s’arrêta sur le petit bouton, et cet attouchement la fit aussitôt tressaillir. Amalla se renversa alors sur mon bras gauche, en faisant des yeux languissants.

— Ne vous gênez pas, mes enfants, dit en riant Dora, qui nous regardait du coin de l’œil.

Après m’être assuré que personne ne pouvait nous voir, je continuai le jeu du doigt, qui paraissait plaire à l’enfant, tout en lui donnant de temps à autre de petits baisers ; bientôt je la sentis se crisper et se tordre dans mes bras. Lorsque la douce crise fut passée, pendant laquelle Amalla soupirait des : sweet, very sweet ! mêlés à des interjections indigènes, je quittai doucement le siège, sur lequel j’étendis la gracieuse petite, et m’avançai vers Dora.

— Tous mes compliments, ma chère, votre élève vous fait honneur.

Comme le bateau stoppait en face d’un joli bungalow situé à quelques pas du fleuve et entouré d’un riant jardin, je demandai où nous étions.

— Eh bien ! à douze milles de Calcutta, près de Séramproe, dans le bungalow d’une de mes amies, mistress B…,

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