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pôt à la caisse d’épargne, il est beaucoup plus rare d’en voir qui possèdent un millier de francs.

C’est pour cette raison que l’on voudrait voir réduire l’importance du versement au 1/10e de la valeur de l’immeuble. Et l’on invoque à l’appui l’exemple de la Belgique où depuis plus de 20 ans que ce système fonctionne, 40.000 maisons ont été bâties sans qu’il y ait plus de 1% d’aléas.

Un dernier fait à signaler, c’est que certains comités, entre autres ceux des départements du Nord et de la Seine-Inférieure estiment que le délai de trois mois imposé aux comités pour la délivrance des certificats de salubrité, est trop restreint. Il en résulte que, quand le certificat, pour des causes très diverses, n’a pu être délivré dans le délai réglementaire, les intéressés se pourvoient devant le Ministre du Travail : ceci pourrait être évité en portant ce délai à 12 mois, par exemple.

En général, les comités de patronage des habitations à bon marché et de la Prévoyance sociale ont montré leur bonne volonté et leur désir d’arriver à des résultats. Beaucoup ont réussi, mais quelques-uns sont restés figés dans leur immobilité.

Une circulaire de M. le Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, en date du 12 janvier 1911, institue entre les divers comités un concours pour leurs travaux au cours des années 1909, 1910, 1911.

Ce concours suffira peut-être à stimuler les retardataires et leur donner le désir de prouver qu’ils ont à cœur de montrer leur bonne volonté, à défaut de résultats tangibles.

La même circulaire décide également de récompenser les sociétés d’habitations à bon marché, et les caisses d’épargne ; ces dernières se décideront sans doute à s’engager résolument dans la voie où elles sont invitées à marcher. De leur concours dépend une grande partie du succès.

Ce rapport, qui est plutôt un rapide exposé descriptif de l’œuvre des comités de patronage, s’est efforcé de montrer les efforts qui ont été faits dans la plupart de ces assemblées ; s’ils n’ont pas toujours, hélas ! été couronnés de succès, il ne faut pas seulement en faire rejaillir la faute sur les comités. Mettre à la portée des ouvriers un foyer sain dans un milieu sain est fort bien en théorie ; mais, malheureusement, ceci n’a pas été possible partout ; bien souvent les comités n’ont pas rencontré autour d’eux l’empressement qu’ils auraient été en droit d’at-