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LE TEMPS. Le soir. un punch, qui a r�uni deux cents perM. Parnell se propose de s�journer quelques extraordinaire et le plus myst�rieux, en appaquestions au ?si vivantes l’avis sinc�re d’un homsonnes environ, a eu lieu � la brasserie Geismar. jours � Paris. rence, de toute la vie humaine le ph�nom�ne de me �clair�. Malheureusement M. de Besson ne paLe citoyen Tressaud, oncle du condamn� de Lyon, la g�n�ration. L� encore, nulle hypoth�se m�- rait pas �tre un esprit critique. C’est un chr�tien M. Lockroy, d�put� et r�dacteur du Rappel, a dit que les r�volutionnaires de l’avenir doivent n’est recevable. Les lois physiques taphysique convaincu, qui exprime et qui d�fend sa croyance avait signal� la pr�sence de M. de Broglie sur l’esvenger les martyrs de 1871. Sur la proposition suffisent. Ce chapitre, qui ne contient gu�re que avec ardeur.C’est un �crivain correct- dont le style des Invalides le 9 mars dernier, lors de la des citoyens Bouisson et Dupay, l’assembl�e a planade manifestation anarchiste. M. de Broglie a adress�, a de la tenue, parfois de la noblesse ; mais ce n’est l’exposition des id�es de Virchow et de Karl adopt� un ordre du jour invitant les r�volution� ce sujet, � M. Lockroy une lettre dont nous exnaires pr�sents � la r�union � d�clarer qu’ils refu� la r�futation d’une doctrine peu Vogt, jointe pas un penseur qui s’empare de son sujet, qui le sent toute alliance avec les politiciens r�publicains ; trayons le passage suivant :j connue en France et peu int�ressante, de Rodolphe creuse profond�ment, qui le tourne et le retourne, qu’ils affirment de nouveau la volont� de briser Il est parfaitement exact le 9 mars dernier et qui en renouvelle les aspects ; Wagner et de Hermann Lotze sur l’�me-subce n’est pas daviolemment la domination des capitalistes et de �t� (comme c’est mon usageque Jours o� le S�natj’ai les ne ce chapitre n’est ni le meilleur ni le plus un �crivain qui vous touche et vous restance, vantage tous les valets de la plume ; qu’ils votent un bl�me lient pas s�ance), faire des recherches aux archives nouveau. Les deux pr�c�dents donnent une id�e mue. On lit sans d�plaisir ce livre, dont le ton est �nergique au gouvernement actuel ; qu’ils envoient du minist�re des affaires �trang�res, dont le d�p�t est plus exacte et plus compl�te du syst�me de partout irr�prochable ; aux victimes de la bourgeoisie l’expression de i situ�, comme vous le savez, dans le b�timent qui fait mais, quand on l’a lu, on l’angle de la rue d� l’Universit� et de l’esplanade des leur solidarit�, et qu’ils jurent de les venger ou et de sa m�thode d’exposition. n’est pas n�cessairement Biichner, gagn� aux opinions et Invalides. de mourir � la prochaine revanche. Je n’ai pu qu’indiquer quelques traits de ce sysaux sentiments de l’auteur on garde les siens Il est �galement certain que j’ai quitt� les archives � quatre heures, in ure o� la salle de travail est fert�me, et pr�senter une esquisse fort insuffisante de propres. Apr�s tout, M. de Besson ne se proposait A Lyon, des banquets ont eu lieu dans les quaret qu’ayant affaire de l’autre c�t� de la rivi�re, Il faut pourtant signaler encore un cam�e, l’ouvrage. peut-�tre pas de convaincre les incr�dules. et ne tiers de la G�illoti�re, de Saint-Clair, de Vaicse’ et j’ai ravers� l’esplanade, qui �tait, � ce moment, � peu de la Croix-Rousse ract�re qui le distingue de .beaucoup d’�crits allevisait qu’� �difier les croyants ? Si telle �tait son mais il ne s’est produit aucun pr�s compl�tement �vacu�e. incident. Aujourd’hui lundi, les socialistes r�vomands et de beaucoup d’�crits mat�rialistes. intention, il y a pleinement r�ussi, et l’on ne sauM. Lockroy affirme rn’avoir tu alors saluer quellutionnaires doivent se r�unir dans la salle Mefa ques personnes. A la rigueur ce serait possible. Je ne ’a rait nier que l’ouvrage ne s’oit tr�s �difiant. D’abord, il est tr�s facile � lire. Chacun.des trois Perle pour s’entendre en vue de la cr�ation d’un me souviens que dune seule rencontre c’est celle de Je dois donner quelques preuves de ce manque chapitres se d�veloppe suivant l’ordre le plus ril’oftlaier de paix charge du service principal, que j’ai organe r�volutionnaire. et le vocabulaire n’offre ni singularit�s de critique qui me chagrine un peu et qui resgoureux, l’avantage de conna�tre, et avec qui j’ai �chang� un ni De Saint-Etienne, notre correspondant. particutreint singuli�rement la port�e de tout le travail. asp�rit�s rebutantes. Puis ce mat�rialisme, � la salut de politesse. lier nous�crit diff�rence de bien d’autres, se rev�t d’une certaine t. Il n’en est pas de meilleure que la facilit� m�me A Levallois-Perret, hier, � deux heures, r�upo�sie. La toute puissante et toute f�conde majest� avec laquelle l’auteur �tablit les deux points Le meeting annonc� pour neuf heures a �chou� d’une nion tr�s pacifique, provoqu�e par les Pr�voyants du soleil est c�l�br�e avec une sorte d’�loquence Au Lac Saint-Fargeau essentiels de son raisonnement. Veut-on savoir fa�on comique. Deux anarchistes ont fini par aller se de l’Avenir, soci�t� civile de retraites. dans un c ;meti�re, � probablement, disaient �mue, La n�gation du surnaturel et du divin ne r�fugier autour des tables de l� comment il se prouve � lui m�mela v�rit� du Beaucoup d’animation Plus de trois cents personnes y prenaient part. les plaisants, pour enterrer la manifestation �. Le rouge domine- dans les salle Saint-Fargeau. manque pas d’accent ni d’�clat. Ii circule, par mochristianisme ? Le voici Tous les peuples, ditLe soir ont eu lieu deux banquets anarchistes � La r�union �tait pr�sid�e par M. de H�r�dia, d�- ments, un souffle � la Lucr�ce, � travers ces tentures des salons ; sur les murailles, plusieurs un Dieu et professent une relipa- il, reconnaissent Saint Etienne, un � Saint-Chamond (o� on a eu un ins- put� de Paris, assist� de M. Tr�bois, maire de Le� A Rlanqui. -� Plusieurs citoyennes inscriptions et cela suffit � en faire oublier les imperfecges, gion. Or, le Dieu des Ecritures est infiniment sutant’ Tri�e de le faire eh plein air), un quatri�me � vallois, et de M. Gallot, maire de Clichy. assistent au banquet..Nous remarquons aussi un tions. Si l’on ne cherche pas tant la vraie science un discours d’puverture de M. deH�r�dia, le Apr�s p�rieur aux autres conceptions de la divinit� Rive-de-Gier et un dernier � Roanne. b�b� enti�rement costum� en marianne, la cheveune conf�rence a �t� faite sur la question des que l’�motion et le vertige des vastes synth�ses christianisme est infiniment sup�rieur aux autres L’autorit� n’a jamais craint quoi que ce soit, et M. le ^�lure ’Bfonde couverte d’un bonnet phrygien. L� loyers, par M. Villard, conseiller municipal du �� les trouvera dans Lumi�re et philosophiques g�n�ral Borson a consign� les troupes motu proprio. religions donc le Dieu de l’Ecriture est le vrai flot toujours croissant des citoyens oblige les or17e arrondissement. C’�tait inutile. A Roanne on pouvait aprehender un Vie. est la vraie religion. Dieu, et le christianisme ganisateurs du banquet �’ donner comme refuge A l’heure o� nous �crivons, il ne s’est rien peu plus. aux retardataires une salle lat�rale au salon, o� Toute cette apologie tient dans ces quelques mots Les anarchistes an�t�s la semaine derni�re � <& ~’f pass�. viennent s’asseoir soixante ou quatre-vingts peret dans ce syllogisme. Des objections, il n’est Reims doivent �tre transf�r�s aujourd’hui � Paris. Rien ne ressemble taelns � feuvrage de Biichner sonnes ;’ l� tout se passe en famille ; pas le moindre rues d�bouchant sur le bouleA Roubaix, les point parl�. Avais-je tort ou raison de dire tout Deux ouvriers menuisiers �taient du bruit. qui que le livre des professeurs Balfour Stewart et vard Gambetta ont �t� gard�es d�s le matin par la � l’heure que le livre manquait de critique, et du meeting de l’esplaAu contraire, dans le grand salon, o� JL’affluenee police. Vers dix heures, des groupe des organisateurs Tait, et pourtant c’est aussi une vue d’ensemble groupes nombreux ont surtout �crit dans une vue d’�dificaparaissait nade des Invalides, les nomm�s Cardeillac et Gauest tr�s consid�rable, on cause, on discute ; les sur le monde que les auteurs y exposent. Mais ils ils ont �t� disperessay� d’envahir le boulevard tion ? tier, ont re�u un mandat de comparution devant conversations sont tr�s bruyantes. s�s par les sergents de ville et refoul�s par les partent pr�cis�ment du point o� Biichuer s’arr�te. M. Barbette, juge d’instruction. Ils ont r�pondu Que serait-ce si nous entrions dans l’examen de Au dessert, trois citoyens prennent successivegendarmes � cheval. Touts’est born� � quelques Avec lui, ils acceptent les plus r�centes d�couvertes chacune des ment la parole ; Eudes, Granger, Goulet. par la lettre suivante parties, et si nous prenions l’auteur rixes avec les agents et � huit arrestations. Le pr�des sciences eux-m�mes, ils doivent � leurs beaux sur un point de d�tail ? Par exemple, il explique et fet du Nord et les autorit�s judiciaires se trouMonsieur Barbette, de la Commune Eudes lit quelL’ex-g�n�ral travaux de physique d’occuper une place distinNous avons l’honneur de vous d�clarer que nous ne il loue la hi�rarchie de l'Eglise catholique en quelvaient sur les lieux> A midi, Roubaix avait repris �ues adresses des r�volutionnaires �trangers et la pouvons nous rendre � votre invitation � l’heure in- gu�e dans le mouvement scientifique anglais. L’usa physionomie habituelle. ’ettre suivante de la citoyenne veuve Antoine, ques pages, d’ailleurs tr�s bien venues. Au somnivers visible s’explique donc, suivant eux, comdiqu�e par vous. Nous travaillons actuellement et A Lille, un punch a r�uni environ trois cents oumet de cette hi�rarchie, il rencontre le pape infailcour de Blanqui sommes rest�s trop longtemps sans ouvrage pour pou- me selon vriers socialistes dans le faubourg Saint-Maurice. Biichner, par l’action de la chaleur sovoir perdre une demi j�urn�e, sous peine d’�tre mis lible, et il fait valoir, non sans talent, les raisons Je ne saurais protester avec assez d’indignation A Narbonne, un banquet de trois cents couverts laire. Mais l’univers physique est-il le seul univers une fois de plus sur le pav� de Paris. que les d�vots du Syllahus donnent � l’appui des ’ontre la violation qui a �t� faite de mon domicile, a eu lieu. Les convives venaient pour la plupart Nous nous mettons � votre disposition tous les jours possible ? La science qui en d�termine les lois ind�cisions du concile de 1870. Rien de mieux, puishier matin, par ordre de la police ; trois agents se des villages environnants. � partir de six heures du soir. Le plus grand calme terdit elle � la pens�e de se porter au del� ? Ne sont pr�sent�s chez moi, pr�tendant qu’ils avaient la qu’il s’agit d’�difier. Mais pourquoi vouloir tout n’a cess� de r�gner dans la ville. Cardeillac, GAUTIER. l’invite-t-elle pas, au contraire, � concevoir un ou certitude d’y trouver Louise Michel. comprendre et tout absorber dans ce dogme ? PourA Toulouse il y a eu �galement un petit banquet Samedi dernier, une importante saisie de plusieurs autres univers non visibles, o� se trouCette manoeuvre est d’autant plus odieuse qu’on sait intime d’une vingtaine de personnes. quoi lier la cause du spiritualisme � celle de l’inbrochures destin�es � l’arm�e a �t� faite par la bien dans quelle retraite profonde je vis ; aussi verait, avec la raison derni�re de ceux des ph�tr�s � Grenoble, un banquet � 1 fr. 50 a r�uni quatrefaillibilit� ? Pourquoi pr�tendre que s’attaquer au au nombre de police, � Vienne. Ces brochures, nom�nes de l’univers visible demeur�s les plus n’ai-je pu voir daus cette -visite domiciliaire qu’un convives. Au dessert, les orateurs ont bu � vingts pape, c’est s’attaquer au spiritualisme m�me ? Le 300 environ, �taient adress�es � Martin, anarmoyen de rechercher si, par une surprise quelconque, l’union socialiste et la r�union a vot� l’envoi d’une r�fractaires � l’interpr�tation commune, la satismot est dit, paga 171. Faut-il croire vraiment que chiste, condamn� derni�rement � Lyon. demande d’amnistie en faveur des anarchistes faction des besoins supr�mes ou des aspirations ^on trouverait chez moi un pr�texte �e frapper mes la papaut� et le spiritualisme soient ins�parables ? Elles contiennent un appel du comit� ex�cutif amis, comme on l’a fait en toute occasion. condamn�s par les tribunaux lyonnais. Dans cette les plus nobles de l’�me ? aux soldats pour qu’au moment de l’action ils se Et un sage apologiste n’y doit-il pas regarder � ’ : Veuve Antoine, n�e Blanq-ct. assembl�e de quatre-vingts personnes f�tant l’anOn conviendra que la question se pose d’une afin de deux fois avant d’�noncer de telles propositions, joignent � leurs fr�res r�volutionnaires, niversaire de la Commune, on ne comptait que Ensuite le citoyen Eudes se livre � une apoloterrasser l’ennemi commun la bourgeoisie. fa�on originale. C’est la science qui est charla poqui ne peuvent pas faire grand bien � la papaut�, cinq ou six partisans des id�es anarchistes de l’univers invisible. Cette g�e de d�montrer gie de la Commune. Le citoyen Granger r�clame niais qui peuvent, en revanche, faire quelque mal pulation ouvri�re de Grenoble n’en compte du �Le Peitt Marseillais annonce queM. Gambetta l’armement du peuple. Le citoyen Vaillant affirme l’on d�clare si volontiers incomscience, que reste pas davantage. au spiritualisme ? p�re est tomb� inalade � la suite -d’un refroidisque la Commune a fait tout ce qu’elle pouvait faire va nous mettre patible avec tout surnaturel, On se reproche de discuter avec un �crivain qui sement survenu pendant les derni�res intemen combattant les Versaill�is. Paris, � saign� � elle-m�me sur le chemin de Dieu, de la vie on se ne cherche ni ne provoque la discussion p�ries. blanc, dit-il, commence’ � revivre malgr� la Le fusil � r�p�tition future, de l’immortalit� de l’�me. Si les deux �criCe journal ajoute que, revenant sur la promesse surtout de para�tre jeter un doute r�action et pr�pare une revanche prochaiaie�. D’aureprocherait vains anglais avaient r�ussi � �tablir Oh parle beaucoup, en ce moment, du fusil � solideformelle qu’il a faite aux d�put�s lors des fun�tres citoyens ont r�clam� le r�tablissement de la sur la parfaite droiture, sur la haute loyaut� de r�p�tition et des exp�riences qui ont �t� faites -�-ee- raiites de Gambetta ; il ad�clar� que ; dans le cas ment leur th�se, ils auraient r�solu cette antigarde nationale. Leurs discours sont invariable- : pens�e et de sentiment qui caract�rise cet ouvrage. en Allemagne. En 1878 d�j�, le goaverne-nomie si anciennement et si bruyamment o� il viendrait �- sueeomber, le corps de son fils ment accueillis par les cris de Viv&�la ConK sujet, desKtats-Unis s’�tait proclaSi M. de Besson n’est pas un esprit critique, il est ment occup� de cette imporne devrait pas �tre enlev� du cimeti�re de Nice. mune m�e entre la science et la foi ils auraient profontr�s certainement un esprit sinc�re, et il pense, il tante question une commission fut �tablie et, d�s La s�rie des toasts termin�e, nous quittons la d�ment modifi� les conditions o� se meut la pens�e l’ann�e 1881, elle avait essay� vingt-sept mod�les sent les choses comme il les dit. J’ai voulu indiPar arr�t� du pr�fet de la Seine-Inf�rieure, salle. Au dehors, la rue de Belleviile est � peu pr�s humaine. Entreprendre une t�che pareille �tait diff�rents. M. Malleret, en religion fr�re Baroncieu, institula rue R�beval pr�sente le m�me asquer seulement le point faible de son argumentad�serte Au mois de mai 1881, une commission compos�e d�j� un acte de haute vaillance et de haute probit� teur public � Bolbec, est r�voqu� de ses fonctions lion, et montrer pourquoi le livre ne donne pas pect quelques rares passants, quelques fiacres d’officiers de l’�tat-major prussien examina une aboutir � quelques conclusions parintellectuelles ; pour avoir distribu� � ses �l�ves, � titre de r�comtout ce que semble promettre le titre. sur le boulevard de la Villette, o� une f�te foraine arme � r�p�tition invent�e par M. Garbe ; en f�tielles est d�j� un grand .honneur. pense, cinquante exemplaires d’une brochure in,est install�e au profit de la caisse des �coles. Les vrier 1882, on �tudiait, de l’autre c�t� du Rhin, tul�e Alrna~tacJt P�lerin, ctt.c C’est sur la physique que MM. Balfour Stewart qui renferme une divertissements vont leur train, malgr� la pluie diff�rents s�rie d’outrages � la R�publique, au gouvernement, Avec M. Mont�gut et ses Essais sur la lilt�syst�mes de chargeurs rapides ; en juitet Tait fondent leur raisonnement. L’univers vibalan�oires, man�ges, baraques install�s sur les let 1882, le ministre de la guerre commandait � aux ministres, � la majorit� r�publicaine du Parrature anglaise, nous quittons l’univers invisible, deux c�t�s du boulevard sont encombr�s.par les sible ne saurait �tre �ternel. Sans doute, la quanl’usine Mas�ssr, d.’Oberndorf, deux mille1 fusils � lement. la haute science, les aust�res m�ditations, enfants etles curieux. pour tit� de force y demeure toujours la m�me mais la manufacture r.�p�tilion royale de Spandau retrouver les r�alit�s positives de la critique. Ne cette for�e devient de moins en moins utilisable ; Salle du boulevard M�nilmontant �M. Ristor, adjoint au maire de Marennes (Chacommen�ait, en m�me temps, la fabrication d’un et nous en plaignons pas. Elle est si int�ressante tr�s grand nombre d’armes de ce mod�le. Apr�s rente Inf�rieure), a �t� suspendu de ses fonctions un moment arrive o� elle cesse de se tranformer, Les guesdistes se sont r�unis au boulevard M�par arr�t� pr�fectoral. M. Ristor, d’apr�s le Couret cet univers p�rit. Le mouvement des corps c�- si instructive cette critique de M. Mont�gut, surqu’un bataillon du 3e r�giment de grenadiers de la iiilmontanf. Banquet assez terne, en somme. rier de la Rochelle, aurait refus� de recevoir la tout lorsqu’elle touche aux hommes et aux choses garde e�t ex�cut� des exp�riences qui parurent lestes, apr�s de longues p�riodes dt temps, produira Au fond de la salle s’�talent de grandes teintud’un habitant de sa commune contre’le Les �crivains anglais ont �t� sa plainte de l’Angleterre concluantes, on invitales chefs de corps de l’arm�e de nouvelles rencontres et de nouveaux chocs de res �carlates sur lesquelles se d�tachent un buste de Bourcefrance-. desservant prussienne � suivre, pendant un mois ; un- cours constante pr�occupation, depuis le jour o� il nous soleils la chaleur, source de touto force, se ralde la R�publique avec une �chappe rouge en sausp�cial sur les nouveaux principes du tir. Ces �tula plus la traduction donnait de Shakespeare toir. Le menu est maigre. Au dessert, le banquet encore. Premi�re lumera, mais -pour d�teindre Les i’z/r^nefes -aoBonGeiitune-catastrophe qui fois termin�es, l� ministre des pr�liminaires Une a �t� tr-ansfox’m� en conf�rence publique. On a simple et la plus vraie qui existe dans notre langue s’est.produite � LIodio (BassesrPyr�n�es). Aumo-. raison de croire, en vertu du principe de contide la guerre a pris une r�solution d�finitive les donn� communication � l’assistance d’un nombre ment o� se c�l�brait le service religieux, le porche jusqu’� hier encore, o� il �crivait .sur George bataillons d� chasseurs seront arm�s, � bref d�lai, nuit�, qui est l’un des principes essentiels,, l’une et de t�l�grammes envoy�s de l’�glise, de construction interminable de lettres Eliott les pages qui ont paru dans les deux derr�cente, s’est effondr�, de fusils � r�p�tition ; les. huit premiers corps en des r�gles del� pens�e, qu’au del� de cet univers f�d�ration par les associations socialistes de � la sous le poids de la nejge. On compte trois morts niers num�ros de la Revue des Deiioc-Moncles, et o� recevront ensuite et l’on estime qu’en 1886 l’armevisible, born� et p�rissable, il existe un autre unila province et de l’�tranger.. Puis, le citoyen Belet vingt bless�s. < .k ;-� : *,$& :ri :/� !" :<� ce talent si complexe, si difficile � analyser, est apment de l’arm�e prussienne tout enti�re sera tervers, infini et. non p�rissable. Mais ce n’est l� ^�’cc’.iiv<> Vf .�)>�’ il no*. ^�iil. lier est venu lire un assez long discours qui est min�. pr�ci� avec une rare et profonde s�ret� de main. Le du raisonnement. Bien une sorte de programme socialiste. II y a engag� les qu’une minime partie Les d�penses qu’entra�nera cette modification volume que j’ai sous les yeux contient des articles assistants � multiplier les manifestations pacifid’autres preuves encore sont all�gu�es en fadu fusil Mauser n’ont pas �t� comprises dans le dont quelques-uns ont �t� �crits il y a longtemps veur de l’univers invisible : la nature de l’�ques, afin d’amener prochainement un soul�vede la guerre vot� par le Reichstag budget les LE MOUVEMENT LITTERAIRE ment g�n�ral de tous ceux qui souffrent. d�j�. On ne s’en douterait point � les lire. Ils n’ont ther, la n�cessit� d’un germe d�j� dou� de vie pr�visions pour l’exercice 1884 85 accusent m�me Le citoyen Leboucher essaie ensuite quelques pas vieilli. Bien peu d’articles souffriraient un tel Il est imune diminution de 1,500,000 marcs sur les d�penvivant, etc. pour produire l’�tre dissertations fantaisistes, mais on l’Invite � s’as�loge. ses extraordinaires. Il est permis de croire cepenj. OUVRAGES DIVERS possible d’entrer. ici dans le d�tail de cette d�seoir. M. Jules Guesde se l�ve alors. Apr�s avoir Les �tudes sur le Don Quichotte J�storique, dant qu’avant de quitter le minist�re, .M. de.Kamonstration, tr�s savante, tr�s approfondie, o� donn� lecture d’un t�l�gramme de Madrid qui a I.� lumi�re et Vie. Trois le�ons populaires d’Hislord Herbert de. Cherbury, sur la Temp�te de mecke a pris ses mesures pour �viter d’�tre arr�t� les formules et les termes techniques tiennent mis plus de � vingt quatre heures� ponr arriver toire naturelle, par Louis Biichner, traduit de l’alledans l’oeuvre qu’il avait entreprise. Mais ce n’est Shakespeare, sur la question de savoir si les draune grande place. Il est, de m�me, impossible de � destination, M. Jutes Guesde a fait un discours mand, parle Dr Ch. L�tourh�au, 1 vol. in-12. Paris, mes de Shakespeare sont faits pour �tre repr�senpas seulement le*"fusil lui-m�me qu’il faut transo� il a protest� contre les mesures violentes de la suivre les �crivains dans leurs tentatives en vue Reinwald, 188a. former une arme � r�p�tition exige des approvit�s, abondent en points de vue nouveaux, en sailde Tl�orixe ce monde invisible. police contre les travailleurs. L�, d’ailleurs,’ 'L’univers invisible. Etudes physiques sur un sionnements Importants, et la charge" actuelle du II. Caract�res lies originales. Le morceau intitul� En frappant, dit-il ; � droite et � gauche, la bourchim�re semble se glisser sous la risoldat est trop lourde pour qu’on puisse encore �tat futur, par Balfour Stewart et Tait, traduit de ’quelque est une disanglaise geoisie, loin de retarder, ne fait que rapprocher g�n�raux de la litt�rature l’augmenter. l’anglais, par A. B’ l.voL grand in-S�. Paris, Ger- gueur du raisonnement, et certains ressouvenirs Quelques bataillons de l’arm�e allel’heure � laquelle on va lui demander des comptes. cussion approfondie et vraiment concluante des mande ont fait, � ce sujet, des exp�riences int�de Swedenborg apparaissent, qui ne sont point mer-Bailli�re, 1883.. Plus les-r�pressions sont brutales, plus le moubeaux travaux d� M. Taine. Il �tait difficile de garder au moment de l’ouverture du feu, charessantes parmi les parties les plus solides du livre. Au III. Etude sur les forces morales de la soci�t� se d�veloppe et s’internavement R�volutionnaire plus exactement la bonne mesure dans l’approbaque soldat re�oit un suppl�ment de vingt cartonreste, MM. Balfour Stewart et Tait en font l’aveu ttonalis�. L’orateur expose ensuite sa th�orie de contemporaine. La Religion et l’Eglise, psr Louis tion comme dans la critique ; et ce m�rite paraitra ches qu’il place dans une poche sp�ciale pratiqu�e la n�cessit� absolue d’un de Bessqn, l vol, in 8�, Paris, E. Pion, 1883. .dans leur. introduction l’expropriation g�n�rale de la bourgeoisie d� tous dans la doublure de son habit. Pendant l’engageplus grand encore, si l’on songe que l’article a �t� ses biens, meubles et. immeubles, au profit de la univers invisible, ils l’�tablissent, disent-ils, par IV. �Essais sur’la Litt�rature les des anglaise, par Emile compos� au moment m�me o� l’ouvrage de En terminant, collectivit� des travailleurs. M. ment, et chevaux tout caissons de munitions sont principes scientifiques ; la nature de cet univers, Mont�gut, 1 vol. in 12. Paris, Hachette, 1883. d�tel�s conduits le long des lignes de tirailM. Taine venait de para�tre, alors qu’il semblait Jules Guesde a demand� � l’assembl�e de sommer ils la d�duisent par analogie scientifique. Ainsi se leurs chacun d’eux porte deux caisses contenant V. l’Ann�e politique 1882, par Andr� Daniel, 1vol. de nouveau le gouvernement de mettre � la dispoque l’on d�t �tre ou compl�tement gagn� � la m�trouve sp�cifi�e d’avance une diff�rence essenun millier d� cartouches. Un sous-officier ml deux in-12. Paris, Charpentier, 1883. sition. des travailleurs sans pain et sans travail thode de l’auteur, et incapable, par cons�quent, hommes sont charg�s de la r�partition. Jusqu’� tielle, et l’on peut, l’on doit ne pas mettre sur la une somme de 60 millions et de prendre cette d’y ; rien trouver � reprendre ; ou compl�tement M. le docteur Letourneau, � qui l’on doit d�j� m�me ligne l’existence du monde invisible et la pr�sent, chaque compagnie d�tachait trois homsomme sur les fonds destin�s au payement de la rebut� par certains paradoxes et certaines noumes aux caissons ; ces hommes devaient revenir, l� traduction de plusieurs ouvrages de Hoeckel et description qui en est faite l’une ne se fonSe que Dette publique.’ veaut�s, et insensible, par cons�quent, aux qualiencourant, jusque sur le lieu du combat, mais. de Biichner, vientencore de mettre en .fran�ais un sur l’analogie l’autre, sur un principe m�me, sur On se s�pare vers minuit, aux cris de : �Vive c’est tout au plus si chacun d’eux pouvait transt�s puissantes de. l’oeuvre. Mais ; les deux articles -une loi de la pens�e. petit livre .de l’auteur tr�s connu et tr�s discut� la Commune porter quatre cents cartouches, et la rapidit� du de Force et Mati�re. C’est une s�rie de conf�Il est certain que. si V Univers invisible s’adres- que je pr�f�re, dans tout ce recueil si distingu�, r Aak Buttes �haumont ` tir souffrait naturellement de l’insuffisance du serde Sterne,, qui termine le rences donn�es en diverses villes dEurope et sait � des mat�rialistes renforc�s, comme Biichner,. c’est la biographie vice d’approvisionnement. Le banquet �rganis�, par le cercle des �tudes sur le caract�re anglais, qui volume, et l’Essai il aurait peu d� chances de les convaincre ; Mais d’Am�rique, et r�nnies sous le titre assez �trange C’est � l’unanimit� que la commission Garbe a socialistes. le cercle des jeunes r�publicains social’ouvre. On n’� pas �crit sur ’Sterne, et on n’a de Lumi�re et Vie. La premi�re de ces conf�MM. Balfour Stewart et Tait ont soin de partager adopt� le calibre du fusil Mauser pour la nouvelle listes et l� libre pens�e d�s-ouvriers socialistes peut-�tre �crit sur aucun moraliste de pages plus arme � r�p�tition rences a pour sujet le soleil la seconde, la �orr�- ; les esprits en trois classes : les vrais croyants, quant au m�canisme propredu dix neuvi�me arrondissement, qui a eu Heu fines, plus d�licates, plus mordantes. Un petit ment dit, son poids n’est que de neuf livres, et la lation des forces, et la troisi�me, la philosophie de qui s’en remettent � la Bible ; les positivistes et hier, rue ’Fessard, � la salle du Cadran, � l’occaexc�s de s�v�rit� voil� tout ce qui s’y pourrait d�pense qui r�sultera de cette transformation ne la g�n�ration. J’indique les sous-titres m�mes des sion de l’anniversaire du 18 mars, avait le caracles mat�rialistes, qui refusent a priori le d�bat sur sera pas excessive. Une fois modifi� d’ailleurs, le reprendre. Quant au caract�re anglais, jl est anat�re d’une f�te de confr�rie. Il n’y a eu de r�voludu livre ; mais il n’est pas inutile d’y de pareils sujets ; enfin les douteurs sinc�res, qui fusil � r�p�tition peut servir, � volont�, de fusil � trois ! parties � tionnaire que le langage d’un ou deux orateurs. lys� avec une p�n�tration extr�me, avec une conn’ont pas de parti pris contre la foi, mais qui sont joindre un commentaire et de montrer comment un seul coup ; il suffit, pour obtenir ce r�sultat, A une table de cent couverts, sont venus s’asnaissance surprenante de tout ce qu’il y a de plus des questions sans lien apparent ont pu �tre ainsi inqui�t�s dans leur fol par les objections de la d !imprimer � l�-crosse un mouvement de c�t�. Laseoir des ouvriers de diff�rents m�tiers, dont les intime et de plus secret dans la nature morale de science. C’est pour cette cat�gorie de lecteurs que juxtapos�es, de mani�re � former un tout.. charge se fait en quatre temps, le tireur n’�tant intentions �talent fort pacifiques. La plus parfaite ce peuple. Une part d’�loges revient � Emerson, On conna�t les id�es de Biichner on sait qu’il l’Univers invisible est �crit, c’est � eux que l’on plus oblig� de ramener son bras en arri�re pour cordialit� n’a cess� de r�gner pendant le repas. car c’est � propos d’un livredu penseur am�ricain aller prendre la cartouche dans sa giberne. se place � l’av�nt-garde de la pens�e contempoAu dessert, plusieurs convives se sont lev�s et ont essaye de prouver qu’il n’y a point de d�saccord Un certain nombre d’�crivains militaires propoque l’article de M. Mont�gut � �t� fait. Mais le raine non pas du positivisme, qui fait profession entre la science et la foi,� soyons plus pr�cis enport� des toasts, les uns a. l� R�publique sosent de distribuer � nos soldats une petite bo�te critique ajoute plus d’un trait caract�ristique de ne. pas se prononcer sur des questions d�clar�es,’ tre la science et la Bible. eiale, d’autres � l’union des travailleurs et �-la contenir dix ou douze cartouches ; cette pouvant libre pens�e. qu’il a lui-m�me observ� et saisi sur le vif. MM. Balfour Stewart et Tait ne se bornent insolubles, mais du mat�rialisme proprement dit, bo�te se fixe � la poign�e de l’arme. Elle est- ouJe viens de nommer Emerson, et je n’ai garde Le citoyen Fourle, un ouvrier au visage doux et la physique. avec qui impose partout ses solutions brutalement n�-, pas, en effet, � r�concilier verte, et .bien que les cartouches y soient solidea expos� le but que se proposait d’oublier qne l’un des titres litt�raires, de M. Monsympathique, ils sont Anglais ; Ils sont gatives. Biichner est, d’ailleurs, un vulgarisateur la m�taphysique : d’atteindre l’Union des chambres syndicales des .nient emmanch�es, on les en retire avec une ext�gut est pr�cis�ment d’avoir traduit quel�yies-uns et un philosophe plut�tqu’un savant. Il enregistre, tr�s sinc�res, eux-^ni�mes descroyants quoiouvriers des forges et laminoirs et des raf faneurs tr�me facilit�. Il r�sulte d’exp�riences faites en des essais les plus remarquables de cet �crivain et il g�n�ralise les r�sultats des. recherches scientifiRussie que, dans ces : conditions, un tir prolonge que tr�s mesur�s et tr�s sages dans l’expression de la Seine. � Ce que nous voulons, a-t-il dit, c’est de ce philosophe de g�nie. Qui sait si ce n’est point est plus rapide que celui que l’on obtient avec les de leurs croyances, et ils ne visent, � rien de ques il les d�passe m�me tr�s souvent et’en exaam�liorer la situation du travailleur, diminuer le avec Emerson que M. au commerce entretenu fusils � r�p�tition. moins qu’� faire confirmer par la science les docg�re la port�e, ta o� les vrais :savants ; naturelleplus possible les lourdes charges qui lui incomMont�gut doit cette libert� d’esprit, cet impr�vu ment r�serv�s et circonspects, t et le sortir de la mis�re dans laquelle il a toulimitent leur dire trines et les promesses de l’Evangile. L� est peutet cette fantaisie de l’id�e, ce tour personnel du ou doutent encore, Biichner, avec. plus d’ardeur jours v�cu. Pour en arriver l�, que devons-nous �tre le point vuln�rable du syst�me. Vouloir trop L’�ch�ance du 31 mars �tant l’une des faire ? Tendre la main � toutes les corporations, style, qui ne font pas le moindre agr�ment ni le et d’enthousiasme que d’esprit critique, affirme prouver t�moigne plus de faiblesse que de force. moindre m�rite de sa critique ? �changer avec elles des engagements Imp�rissade l’ann�e, nous prions insd’un ton qui n’admet pas la discussion. Aussi fautLa prenii�re partie de ce travail, la possibilit� plus consid�rables bles de solidarit� et marcher vers le m�me but il le lire avec une juste d�fiance, en faisant la part d’un monde invisible �tait par elle-m�me assez tamment nos souscripteurs dont l’abonnement l’affranchissement de la classe ouvri�re. � des v�rit�s incontestables, d�s simples vraisemconsid�rable pour qu’on la trait�t � part il semVoici neuf ans d�j� qu’il para�t chez l’�diteur Apr�s lui, un des membres du cercle des jeunes expire � cette date de ne point attendre pour blances*, des anticipations des asserble que l’autorit� des conclusions s’en f�t accrue, hasardeuses, r�publicains socialistes, le citoyen Cottel,~a"prts" Charpentier, sous le nom d’Andr� Daniel, une "nous adresser leur renouvellement, afin d’�tions gratuites. Ces pr�cautions ne sont nulle part la parole, au moins pour le lecteur fran�ais et pour les liv < Ann�e politique des plus cominodes. Le volume Cet orateur d�clare-si�c�rement- qu’il est et a viter tout retard dans la r�ception du journal. plus n�cessaires que dans la lecture de ce noubres esprits. Joindre � cette th�se fondamentale dfr 1882est en vente. On trouve l�, mois par mois, veau livre Lumi�re et Vie. A chaque page, les toujours �t� un des ennemis les plus acharn�s de une seconde th�se, celle de l’accord de la science le r�sum� complet, exact, impartial des discusconclusions excessives se m�lent aux observations la bourgeoisie. � N’est-ce pas elle, en effet, s’�crie.avec une r�v�lation particuli�re, c’�tait, � tout le sions parlementaires et du mouvement politique t-ll, qui � fait l’ouvrier ce qu’il est aujourd’hui, un sujet d�j� tr�s difficile. exactes ; les hypoth�ses plus ou moins plausibles moins, compliquer tant � l’int�rieur qu’� l’ext�rieur. Des pi�ces justic’est�-dire un malheureux pionnier, forc� de traFAITS DIVERS se. transforment en certitudes ; le roman confine � Quelque jugement que Ton porte sur le succ�s ficatives terminent ce volume, analyses ou reprovailler nuit et jour, sans pouvoir amasser. Ce que la-science. Ces r�serves faites, je me sens plus � de cette tentative, il estimpossible de n’en pas �tre ce n’est pas seulement l’affranchisseduction des grands discours prononc�s devant les je demande, 19 mar ?. ment de la classe ouvri�re, l’augmentation des saavait �t� daSs l’aise pour signaler l’int�r�t de l’ouvrage, pour y frapp�. L’ouvrage de MM. Balfour Stewart et Tait, La temp�rature, qui Chambres, extraits ou copies des principaux dolouer m�me une sorte de m�rite litt�raire et d’atl’apr�s-midi d’une douceur pfintani�re, laires et la diminution des heures de travail, mais s’est absoqu’un lieutenant de vaisseau, dont on ne nous dit cuments administratifs, etc. Il n’existe pas de r�lument modifi�e � la tomb�ede la huit. Des nuages l’an�antissement le plus complet de la bourgeoitrait po�tique. le nom, a bien voulu traduire pour le public pas pertoire plus utile ni plus pratique. Mais l’Ann�e noirs et �pais sont venus couvrir la nappe du ciel ; sie.� ��.Nous sommes les produits de la lumi�re, les fran�ais, obtint une vogue consid�rable en Angle- politique est quelque chose de mieux qu’un r�perUn bal, auquel assistaient plus de trois cents qui avait �t� pendant toute la journ�e d’un bleu enfants du soleil. Telle est la formule qui r�suterre dix �ditions en quelques ann�es. Cet accueil toire c’est un vrai livre, qui se laisse lire, et qui pur. Un vent d’ouest soufflant avec violence a me le mieux Lumi�re et Vie et personnes, a termin� cette soir�e. eu fait d�j� fait par les compatriotes des deux �criyains � un qui c’est l’histoire de la sugg�re bien des r�flexions .J’ amen� vers dix heures une pluie torrentielle qui comprendre le titre. Suivons maintenant le fprotravail aussi s�rieux, tr�s original d’ailleurs, et.du Dans la rue Girardon n’a cess� qu’� l’approche du jour. Depuis, le ciel veille et du jour m�me, l’histoire telle que nous la reste couvert et l’atmosph�re calme avec barom�gr�s de cette th�se, assez peu scientifique sous plus puissant int�r�t, m�rite d’�tre remarqu�. Ce vivons, telle que nous la faisons. Une rue bien connue des mangeurs de galette, une forme aussi affirmative et aussi absolue, tre stationnaire. n’est pas l� un fait isol�. Il se produit, en ce moL’ann�e 1882 comptera certainement parmi les des peintres, que sa physionomie pittoresque s�duit, mais appuy�e presque partout dans le d�tail, ment, en Angleterre, dans le pays m�me de Darwin, et de la jeunesse de la butte Montmartre, qui vient m�morables, sinon parmi les plus heureuses 19 mars, le thermom�tM Aujourd’hui, du sur des v�rit�s scientifiques acquises. Et d’ade Spencer, et de tous les utilitaires, un violent ef- plus ce danser au moulin. Hier soir, la croix noire de ses tournai marcraait : de temps. Quelle �trange impression que celle ailes s’�talait sur la grisaille d’un ciel pluvieux. de la vie, fort pour disputer la conscience nationale � des w bord, les conditions primordiales A 7 heures du matin. 6* au-dessus de 0. du lecteur qui voit d�filer, en tournant les pages le milieu terrestre avec les ph�nom�nes doctrines consid�r�es depuis quelque temps comme Au-dessous, des vitres flamboyantes, les sons d’un A 11 heures du matin. atlu� du livre, tous les �v�nements grands et petits de orchestre, des �clats de voix, tous les bruits d’un A 1 heure de l’apr�s-midi. 12> 1/2 la circulation des eaux, la dis�tablies. J’ai eu l’occasion d�j� de parler � cette mosph�riques, cette ann�e ; qui repasse de nouveau par toutes les monde o� l’on s’amuse. C’est le seul coin �clair� Hauteur barom�trique. tribution de l’air dans les couches diff�rentes m�me place d’un livre remarquable 750. de Hurrell surprises, par toutes les d�ceptions, par toutes les et vivant de la rue. Les r�volutionnaires de la de l’eau, etc., tous ces ph�nom�nes ne sont-Ils Mallock, sur le Prix de la vie, qui contient la Le vote pour le jury du Salon (section de amertumes d’hier ; qui mesure enfin, � quelques butte et de la rue de la Goutte-d’Or s’�taient donpas des effets directs d’une m�me cause, le soleil ? critique la plus hardie, la plus acerbe et la plus n� rendez-vous au no 17. Il est situ� au pied du mois de distance, avec la perspective n�cessaire peinture), a �t� ouvert samedi � une heure de l’aVenons � l’homme. L’activit� c�r�brale, l’activit� triomphante de la morale positiviste. Hurrell Malversant. C’est un cabaret perdu derri�re un maiet a. �t�-ferm� � quatre heures. Le d�pr�s-midi, pour bien voir, le chemin parcouru. Quoi tant de musculaire s’exercent gr�ce � l’afflux et au renoulock, comme Balfour Stewart et Tait, est fort lu en gre rideau d’arbres. Pas une fen�tre n’est �clair�e � pouillement n’a �t� termin� qu’hier dimanche choses qui engagent si d�clsivement l’avenir, et la pluie nous arrive, torrentielle, Voici le r�sultat du scrutin vellement du saug. Le sang vient du chyle. Le Angleterre. Y a-Wl l� un simple hasard, qui s’ex. avec des rafales tout cela, encore si pr�s, tout cela d�j� si loin’ ! qui affolent toutes les flammes des r�verb�res. La chyle n’est que le produit de l’alimentation, obplique par le talent et l’heureux choix des sujets ? 990 voix. Bouguereau, Harpignies, 080. Henner, maison est silencieuse � il n’y a pas un chat dans tenu � la suite d’une s�rie de transformations bien .--�. HENRYMICHEL. 9G0. Ou bien faut-il voir dans cet empressement de nos Jean-Paul Laurens. 958. Humbert, 030. les rues. Nous nous consolons de notre inutile d�- Busson, 924. Jules Lefebvre. 924. Les aliments nous sont fournis, soit par � lire de pareils livres l’indice d’un v�riconnues. voisins Tony Robertmarche en regardant l’admirable spectacle de la Fleury, 907. Pille, S91. BeDjannn Constant, S76. le r�gne v�g�tal, soit par le r�gne animal. Mais table mouvement des esprits ? L’Ecole anglaise Guillemet, SOI. Pu vis de Chavaanes. 847. banlieue, avec ses profondeurs fouett�es par la Lalanne les animaux carnivores ne vivent qu’aux d�pens ��contemporaine, apr�s avoir brill� d’un tr�s vif LIBRAIRIE TyuAllefr. ?y’ S2BS20. pluie et ses hautes chemin�es br�lant comme des lan�ai ?, Luminais ! 819. des animaux frugivores.’ Lavie animale n’est donc 772. est-elle sur le point de perdre un peu de son Butin, �clat, Cot, 770. Bonnat, 750. Duez sur la masse endormie et confuse des malcierges 732. Hector Leroux, 730. Rapin, 720. Lavieile ! prestige ? Si la chose arrivait, on ne serait pas sons.. 1 pas possible sans la vie v�g�tale. C’est, par cons�715. Hamioteau, 710. Protais. 690. Guillaume ! Criqticlle,le beau roman de M. Ludovic Hal�vy la plante qui est � la source unique et derembarrass� d’en donner de bonnes raisons. quent, 090. Baudry, G84. L�nsyer, 6G9. Barrias, 050. que le Temps vient de publier en feuilleton, a ni�ro de toutes les ressources alimentaires de notre Boulanger, 644. Feyen-PerriD, 634. Volion, 031. paru en volume chez l’�diteur Calmann L�vy. Detaille, 021. Bernier, 603. globe �. Cette plante.d’o� vient-elle ? Du soleil elle ne Roll, 593. Les nouvelles de la province constatent que, dans Kibot 585. Cabane !, 560. De Neuville, Moyn�t, 500. croit que par l’effet de la lumi�re et de la chaleur. tous les d�partements, l� journ�e a �t� aussi calme L’Elude sur les forc�s morales de la soci�t� ui7. Van Marcke, 504. La lumi�re n’est qu’une forme particuli�re de la AVIS ET COMMUNICATIONS Paris. A B�ziers, � Bordeaux, � Montpellier, de M. Louis de Besson, ne qu’� contemporaine, � Reims, � Nantes, au Havre, o� la pr�sence de chaleur ;la chaleur, c’est le soleil. Ainsi, une force JURJSSUPPLEMENTAIRES nous �loigne pas autant que l’on pourrait croire groupes r�volutionnaires � l’origine aurait pu faire craindra la chaleur solaire ; cette force du monde Invisible ; mais, au lieu de nous y meCarolus Durau, 474. unique Bonvin, 463. Gervex, 438 IIHHB^C� BRONCHITES.� P�te pectorale des manifestations, rien n’a troubl� l� se transformant, en vertu du principe de la conBreton, 423. Vivicii�te Bin, 417. Renour, 416. ner par un progr�s m�thodique, elle nous y jette tranquilHfiUSfiS� G�r�me, RHUMEsc~ Sirop de deNaf�,53,�,.Vivienne ejSirop Naf�, 53, lit�. 412. Yon, 401. Delaunay, 398. -Saint-Pierre, 368 ! servation et de la circulation des forces (ici vient du premier coup. C’est le droit de violemment, A Marseille, devait avoir lieu, dans la salle de Lapostolet, 355. H�bert, 330. Rovery, 330 se placer toute la seconde partie du livre, comme l’auteur, comme c’est le droit’ de la critique d’apCormon, 321. Jules Dupr�, 319. D. Itozier, 310. l’Eldorado, une conf�rence de Mme Paule Minck WITTEL Goutte,Graveile,Ca�ds Biliaires une preuve et un document � l’appui) Quost. 305. voil� de Lhermitte, 305. Bastien Lepage, 2i-9. sur la Commune et sur la R�publique communapr�cier en toute sinc�rit�, sans parti pris, sans Cazin, 283. quoi expliquer toute l’�nigme du monde. Pour liste ; mais, � l’heure indiqu�e, on lisait sur les passion, le caract�re et les conclusions desonlivre. de la salle l’avis suivant �crit � la craie � mieux dire, il n’y a pas d’�nigme, et la philosor portes Ce livre comprend trois parties d’in�gale lonNous avons dit hier que M. Parnell, le d� Ponr cause d’emp�chement majeur, la conf�renphie spiritualiste seule, en opposant deux substanN�CROLOGIE gueur. Les deux premi�res traitent de la religion put� irlandais, pr�sident de la Land LeagUe, �tait Z, ce n aura pas lieu. � Le public venu pour assister ces diff�rentes, l’�me et.le corps, deux entit�s raarriv� � Paris. et de l’Eglise au point de vue moral la troisi�� la conf�rence s’est retir� sans manifester. L’audicalement distinctes, la mati�re et l’esprit, cr�ait^ me, des rapports de l’Eglise avec l’Etat et la sodit qu’apr�s avoir pris quelV Intransigeant torlt� avait, du reste, pris des mesures pour r�Qn annonce la mort de M. le docteur Artbatnl, une difficult� factice. Le monde s’explique par luiques heures de repos, il s’est rendu chez MM. Cl�ci�t� modernes. On voit que le sujet ne manque’ primer toute tentative de d�sordre. professeur � la Facult� de m�decine de Lyon : anmoucoau et Henri Rochefort, avec qui il m�me. ni de gravit� ni m�me d’un int�r�t de circonstana pass� * cien m�decin en chef de l’boaplc* dos ali�nas � Paule Minok est partie pour Montpellier une parue de la Journ�e. n’en va pas autrement du ph�nom�ne le plus Il ce, et l’on doit �tre fort avide de recueillir sur d�s l’Antiquaille et A Broc. ce qu’il lui faut. c’est tion des heures de travail le partage. Et il ne d�sesp�re pas d’y arriver, car, dit-il, lorsque l’ouvrier comprendra jusqu’� quel il poiut il a �t� dup�, ce jour-l� pas d’h�sitations dans la rue et fera une nouvelle descendra arm� Commune. Quelques maigres applaudissements ont accueilli ces paroles. Apr�s lui est venu l’anarchiste H�mery Dufoug. Il serait difficile de r�sumer son discours. Il se contredit � chaque instant et ; ne se donne m�me pas la peine de termiuer les phrases qu’il a commenc�es. Ce qui semble ressortir de ses paroles, c’est qu’il est l’ennemi de toutes violences et de toutes manifestations. Cette r�union, fort paisible, s’est termin�e � � ? cinq heures. "’ �-’1 � i Les* banquets Be nombreux, banquets ont eu lieu dans la soir�e des � r�unions intimes � aussi d’anarchistes, o� l’on a fort m�dit du gouvernement en buvant du punch. A Paris et dans la banlieue, il y a eu une vingtaine de manifestations de cette nature. Nous nous bornons � retracer la physionomie des plus importantes.

20 mars 1883.

M. Millet, ancien d�put� de Vaucluse sous l’empire, vient de mourir � Orange, � l’�ge de quatrec vingt-huit ans. M. Millet �tait un des chefs du parti bonapartiste du d�partement de Vaucluse. Entr� dans la magistrature sous la monarchie de Juillet, il avait donn� sa d�mission de procureur du roi lors de l’�chauffour�e de Strasbourg, afin de prendra part � la d�fense du prince Louis -Napol�on. Les gouttes concentr�es de Fer Bravais n ayant aucune saveur d�sagr�able peuvent �tre administr�es tr�s facilement aux enfants atteints d’an�mie, et cela sans qu’ils s’en doutent, puisqu’elles ne donnent aucun go�t soit � l’eau, soit an vin, soit � tout autre liquide auquel on les m�lange.

DES BARQUE FONDS PUBLICS’ ET DES VALEURS INDUSTRIELLES Soci�t� anonyme ait capital de !I,OOO,G��9 fr. social � Paris, 10, rue du 4-Septernbre. Si�ge Se charge sp�cialement des ordres de Bourse � terme Vtvienne Vtvze�2)ke alimeritre’8' alimentTMs, 26, rgalerie 26, B(���SO���Np�les BOUSQUTU{p�tes � ijuuoyuiw Tapiocaau acao C (d�jr des enfants) .� INSENS�BILISATEUR DUCHESNE. Extraction et pose de Dents sans douleur, i’ue La�ayetto, 45. �

I�

TRIBUNAUX

On sait qu’il existeune soci�t�, Trop de z�le. la soci�t� de Saint-Fran�ois -R�gis, qui a pour but de provoquer, par une active propagande, la r�des unions irr�giiU�res gularisation et aussi d’amener les gens mari�s simplement � la mairie � passer �galement par l’�glise. Elle accorde m�me une prime aux couples qui suivent ses conseils. Or, cette prime, si faible soit-elle, avait � ce point all�ch� les �poux Gheton, qu’ils n’ont pas h�sit� � se marier deux fois � l’�glise ils avaient convol�, le 5 d�cembre dernier, devant le maire du dix-huiti�me et le m�me arrondissement, devant le cur� de Notre-Dame de Clignanjour, court. Au mois de janvier dernier, ils se pr�sent�rent � la soci�t� de Saint-Fran�ois-R�gis, s’arrang�rent pour lui faire croire qu’ils n’avaient jamais �t� mari�s religieusement, re�urent une prime de cinq francs et prirent jour pour se marier devant un pr�tre. Ce nouveau mariage religieux fut c�l�br� au jour fix� ; mais, malheureusement pour les �poux Gheton, leur supercherie ne tarda pas � �tre ’d�couverte. Traduits devant la 8e chambre correctionnelle, sous la pr�vention d’escroquerie, ils ont �t� condamn�s, le mari � huit mois, et la femme � six mois d’emprisonnement. de la loi sur l’instruction obliL’application M. Noch� d’Aulnay, propri�taire � gatoire. Voulaines (C�te-d’Or), fut appel�, le 9 novembre 18S2, � compara�tre devant la commission scolaire de cette commune, pour avoir contrevenu � l’arti� cle 12 de la loi du mars 1882 sur l’instruction obligatoire, en laissant son enfant manquer la classe quatre fois dans le m�me mois, sans motif l�gitime. Il comparut le 13 du m�me mois efr lut invit�, apr�s avoir �t� entendu, � se conformer � la loi, dont les dispositions lui furent expliqu�es. Aucune peine ne fut ce jour-l� prononc�e contre lui. Mais dans deux r�unions ult�rieures, en date des 2S d�cembre 1882 et 19 janvier 1883. la commission scolaire, se fondant sur l’�tat de r�cidive de M. Noch� d’Aulnay, ordonna d’abord l’inscription de son nom � la porte de la mairie et d�cida ensuite qu’il serait traduit devant le* juge de paix du canton. M. Noch� d’Aulnay n’avait comparu ni � l’une ni � l’autre de ces deux r�unions, n’ayant re�u cet effet ni invitation, ni citation. Apr�s chacune d’elles, il fit placarder, dans les commues de Vouiaines et de Lenglay, des affiches dans lesqu�Ues^il protestait contre la d�cision de la commission scolaire, all�guant notamment qu’il n’avait �t� ni convoqu� ni entendu. Plainte fut port�e contre M. Noch� d’Aulnay et le parquet releva dans les placards ’le d�lit d’outrages et d’injures, ainsi que celui de diffamation, envers la commission scolaire. Toutefois le juge d’instruction du tribunal de Gh�tillon-sur-Seine, apr�s enqu�te, rendit une ordonnance portant que la pr�vention n’�tait suffisamment �tablie contra M. Noch� d’Aulnay que relativement au d�lit de diffamation. Les pi�ces de la proc�dure furent transmises � : la chambre des mises en accusation de la cour de Dijon, mais celle-ci, contrairement aux r�quisitions du procureur g�n�ral, vient de d�cider a lieu � suivre contre M. Noch� d’Aulqu’il n’y nay. Consid�rant. que les r�unions de la commission scolaire en date des �8 d�cembre 1S82et 19 janvier 1833 �tant les seules dans lesquelles des condamnations ont �t� prononc�es contre Noch� d’Aulnay, et ces condamnations, qui sont aussi les seules dont il ait parl� dans les placards incrimin�s, ayant. �t� proaonc�es � raison d"mfraetions post�rieures � la r�union du 9 novembre, on ne peut lui imputer d’avoir mensong�rement �nonc� un fait contraire � la v�rit�,’ en all�guant qu’il avait �t� condamn�, sans avoir �t� entendu, ni convoqu� Qu’on objecterait Taitiement qu’apr�s l’avoir entendu dans la s�ance du 3 novembre, la commission scolaire n’avait plus, aux termes de la loi, � l’appeler devant elle, pour constater les nouvelles infractions dont il avait pu se rendra coupable et lui infliger les peines , encourues ; Qu’alors m�mo que la loi du 28 mars 1832 devrait ,�tro ainsi comprise, il n’en resterait pas moins certain mauqu’il n’y aurait eu ni alt�ration de la ni vaise foi, de la’ part de Noch� d’Aulnay, dans l’exacte constatation d�s formes de la proc�dure qui, eu r�alit�, avait �t� suivie contre lui ; Mais qu’en outre, s’il est vrai, que dans ses articles 13et loi, la loi du 28 mars lSHi ne mentionne pas express�ment l’obligation pour les commissions sco- laires d’appeler devant elle les pr�venus passibles des peines de la r�cidive, on ne saurait admettre cependrnt qu’elle ait entendu, par son silence, d�roger au principe g�n�ral et .d’ordre public qui, devant toutes les juridictions r�pressives, assure le respect des droits de la d�fense Qu’un texte pr�cis et formel eut au moins �t� n�cessaire pour �tablir cette excepfion � l’une des r�glesles plus constantes etles plus essentielles de notre l�gislation p�nale ; Que, non seulement rien, dans le texte de la loi dn 28 mars 1882,ne justifie pareille interpr�tation, mais qu’on peut conclure des discussions pr�paratoires, et notamment des d�clarations faites a’� S�nat par le rapporteur de la commission, �que, dans la pens�e du r�dacteur de cette loi, la proc�dure pour l’application des articles 13 et 14 devait �tre la m�me que pour l’application de l’article 12. et que, par cons�quent, dans l’un comme dans l’autre cas, le pr�venu devait �tre entendu ou au moins appel� � comparaitre devant ses juges Que, dans ces circonstances, les- faits reproch�s � Noch� d’Aulnay ne pr�sentent pas le caract�re du d�lit de diffamation On voit comment la cour de Dijon interpr�te les articles 13 et 14 de la loi du 28 mars 1882. Suivant elle, ces articles, applicables dans le cas de r�cidive � l’infraction pr�vue par l’article 12 de la m�me loi, et aux termes desquels la commis1" ordonner l’affichage � la sion scolaire peut de la mairie du nom du p�re, du tuteur o� porte de la personne responsable des absences de l’enfant 2o adresser une plainte au juge de paix,- ne permettent pas � cette commission de.prendre ces deux d�cisions sans avoir mand� devant elle et entendu, soit le p�re, soit le tuteur, soit la personne responsable.. 4l> Une traduction des Psaumes, de l’abb� de Marolles. M. Louis M�nard, le bibliophile bien connu, a achet�, il y a quelques ann�es, une traoeuvre de l’abb� de Maduction des Psaumes, rolles. L’ouvrage ne valait que par sa magnifique reliure en maroquin rouge et par les souve11 avait appartenu � nirs qui s’y rattachaient Marie-Th�r�se d’Autriche, reine de France. M. il le fit assurer pour M�nard y tenait beaucoup ; 5,000 francs par la Compagnie la Confiance. Puis, dorsqu’il eut pris cette pr�caution, il commen�a une �tude comparative entre la traduction des Psaumes de l’abb� de Marolles et celle qui est attribu�e � Bossuet. Mais un soir, c�dant � la fatigue, le savant s’assoupit sur sa table de travail. Pendant son sommeil, une bougie tomba, et plusieurs papiers et livres dont �tait surcharg�e sa table s’enflamm�rent. Brusquement r�veill� par l’�clat de la flamme, M. M�nard put sauver du d�sastre la plupart de ses richesses. Seul, le pr�cieux livre, d’heures fut fortement endommag� plusieurs feuillets avaient �t� � moiti� consum�s et la reliure �tait d�t�rior�e. M. M�nard se h�ta de r�clamer � la Confiance le montant d� l’assurance, soit 5,000 francs. Mais la Compagnie se fit tirer l’oreille. � La reliure seule avait quelque valeur, disa�t-’elle, et elle ne valait pas cent Comment admettre les pr�tentions de M. francs M�nard � Celui-ci r�pliqua qne si la reliure ne valait que 100francs la feuille de garde, qui avait �t�.br�l�e� �tait Inestimable. Et il �num�ra les avantages de. cette feuille, qui. constatait que le livre .avait �t� : offert par Louis XIV � Marie-Th�r�se eu 1663 qu’il avait �t� donn� par la reine � Bossuet, et’ qu’il avait pass� plus tard dans les mains de Maria Leczinska. Et puis, pas un de ces personnages qui| n’y e�t laiss� quelques mots de son �criture, Mais la Confiance ne se laissait point convain- 1 cre � Qu’est-ce qui prouve, apr�s tout, que la Et M.j feuille de garde a exist� �, r�p�tait-elle. � Elle existait bel et bieD. M�nard de r�pondre Plusieurs bibliophiles l’ont vue. Seulement, elle)i �tait s�par�e du livre ! Des experts pourront foi constater. � .� Les experts furent charg�s d’�claircir la qae* tion, et, apr�s un examen minutieux, ils decid#-| rent que les d�clarations de M. M�nard dpvaie�* !

-�. -’- Dans. d�partements les