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Page:Œuvres de Blaise Pascal, X.djvu/59

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��INTRODUCTION

Pascal, avant et après sa conversion de 1 654, a fréquenté le salon de Madame de Sablé ; nous ne possédons malheu- reusement que très peu de renseignements sur ces relations. Nous entrevoyons par les consolations que la Mère Agnès après la mort de Pascal adresse à la marquise, quelle influence Pascal exerçait sur elle (cf. infra, p. 325 sq.). La lettre écrite le 19 octobre 1660 à Perier par Arnauld (cf. sujorap. 16, n. 1.) nous montre Pascal transmettant une recommandation à la marquise, mais refusant d'aller la voir, de crainte de lui transmettre le germe de la petite vérole ; M me de Sablé était en effet fameuse au xvn e siècle par sa peur de la contagion.

Le billet qui suit, original, mais non pas autographe, n'est ni signé, ni daté; il nous a été conservé dans les Portefeuilles de Vallant 1 . Ce médecin, attaché à la personne de la mar- quise, a recueilli tous les billets qu'il avait trouvés; les let- tres conservées ont été annotées de sa main, et il a écrit en tête de celle -ci : « M r Pascal sur Mons. Menjot. » Après la mort de Pascal, qu'il avait soigné dans sa dernière maladie, il resta longtemps encore le correspondant fidèle de Madame Perier (cf. cette correspondance infra T. XI, I er supplément).

Menjot était un médecin protestant. Nous le connaissons en particulier par une discussion théologique que Madame Perier soutint un jour avec lui, et dont nous reproduisons le récit d'après une note ajoutée par Marguerite Perier au Nécrologe de Port Royal (Bibliothèque Nationale, ms. f. fr. 1891 3, p. 266) : « ... Il arriva quelques années après que M me Perier, sœur

1. Sur Vallant et sur Menjot, cf. l'étude du docteur Potel : Noël Vallant (France médicale du 10 octobre ic)i3).

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