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Page:Œuvres de Blaise Pascal, X.djvu/431

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On ne voyait que des Chrétiens parfaitement consommés dans tous les points nécessaires au salut.

Au lieu que l’on voit aujourd’hui une ignorance si grossière qu’elle fait gémir tous ceux qui ont des sentiments de tendresse pour l’Église.

On n’entrait alors dans l’Église qu’après de grands travaux et de longs désirs.

On s’y trouve maintenant sans aucune peine, sans soin et sans travail.

On n’y était admis qu’après un examen très exact.

On y est reçu maintenant avant qu’on soit en état d’être examiné.

On n’y était reçu alors qu’après avoir abjuré sa vie passée, qu’après avoir renoncé au monde, et à la chair, et au Diable.

On y entre maintenant avant qu’on soit en état de faire aucune de ces choses.