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Page:Œuvres de Blaise Pascal, X.djvu/28

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��OEUVRES

��J'ay admiré, ma chère Mère, combien la charité et l'humilité sont ingénieuses dans le moien que vous trouvez de vous loger au Parloir. Mais vous pouvez penser, ma chère Mère, que cela n'a levé aucun des obs- tacles de vôtre retour, je le souhaite de tout mon cœur, et avec impatience, mais neantmoins je ne le demande point encore, Dieu veut que nous soions privées de cette consolation et de cet appuy dans nôtre besoin. Si neant- moins vous dormiez mieux icy ce seroit une grande ten- tation, et en ce cas vôtre ch [ambre] seroit bientôt vui-

��ra à M. S. , estant preste de re- noncer à la répugnance que j 'ay à cette fille pour luy obéir. Notre Mère et ma S r Angélique n'y en ont pas moins que moy. Vraiment, ma chère Sœur, je vous admire bien plus, et avec plus de raison de ce que vous estimez que ce seroit humilité à moy de coucher au Parloir qui est une des meil- leures chambres de la maison, et de ce que vous prenez cela pour un sujet que je ne retour- ne pas. Je ne suis point du tout sujette à gagner la fièvre, et puis, je ne verrois point les malades si on ne vouloit. Mais je laisse cela à la volonté de M r Singl. en tout.

��que

��Dieu conduit

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