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Page:Œuvres de Blaise Pascal, X.djvu/26

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10 ŒUVRES

conjure, ma chère Mère, de tenir vôtre esprit fortement atta- ché à Dieu, de le regarder par tout et en toutes choses, invo- quant son secours avec un désir entier que ce soit son esprit et non pas le vôtre qui agisse. J'en dis autant à ma Sœur Euphemie, parlez ensemble autant qu'il sera nécessaire et que vous en aurez le temps pour vous entre-soutenir, et concerter les choses, mais toujours sérieusement, s'il est possible, et donnant le moins de part que vous pourrez à la satisfaction de la nature. Ayez soin de vos santez pour le service de la maison, et soyez simples à prendre vos besoins tant pour la nourriture que pour le repos. Veillez surtout, sans négliger les petites choses, puisque les moindres se doivent référer à Dieu comme les plus grandes, c'est pourquoy il faut que toutes soient bien réglées et ordonnées. A Dieu, ma très chère Mère, et ma très chère Sœur.

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