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Page:Œuvres de Blaise Pascal, VI.djvu/356

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DIX-SEPTIÉME LETTRE.


¹ESCRITTE PAR L’AUTEUR


DES LETTRES AU PROVINCIAL


AU REVEREND P. ANNAT JESUITE.



²Ce 23. Janvier 1657.





MON REVEREND PERE,


Vostre procédé³ m’avoit fait croire que vous desiriez que nous demeurassions en repos de part et d’autre, et je m’y estois disposé. Mais vous avez depuis produit tant d’écrits en peu de temps, qu’il paroist bien qu’une paix n’est guere assurée, quand elle dépend du silence des Jesuites. Je ne sçay si cette rupture vous sera fort avantageuse : mais pour moy je ne suis pas fasché qu’elle me donne le moyen

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1 WB Escrite... Provincial, manque. - Sous-titre des éditions postérieures à celle de 1699 : « Où l’on fait voir en levant l’équivoque du sens de Jansenius, qu’il n’y a aucune hérésie dans l'Eglise. On montre par le consentement unanime de tous les Theologiens, principalement des Jésuites, que l’autorité des Papes et des Conciles œcuméniques n’est point infaillible dans les questions de fait. »

2. P’AB. [Du]

3. W. Eam mihi opinionem attulerai sodalium tuorum non obscura concursatio, quò utrique parti autoritate regià scriptis interdiceretur. Itaque ad otium conversus, quidvis jam aluid quàm pugnam cogitabam, Cùm repente paucis diebas magnus libellorum name ras in lucem emissas...

— Sur les négociations entamées alors, vide supra p. 317.