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Page:Œuvres de Blaise Pascal, VI.djvu/345

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DIX SEPTIÈME PROVINCIALE. — INTRODUCTION


D'où ce Pape conclut : Quand les Peres du Concile de Chalcedoine auroient approuvé l'Epistre d'Ibas par leurs souscriptions, il seroit encore permis à chacun de la reprendre... (Leo. Ep. 53) [p. 359 sq.].

Ce que Monsieur le President de Marca, maintenant Archevesque de Thoulouze, a jugé si indubitable, qu'il ne l'a pas seulement renfermé dans les questions de fait dont je parle, et dont personne ne doute, mais l'a estendu mesme jusqu'à quelques questions de droit qui regardent la discipline. Voicy ses paroles.

« On peut tirer des lettres des Papes Vigile et Pelage II deux regles fort utiles et tres-propres à decider toutes sortes de differens qui s'émeuvent dans l'Eglise.

« La premiere est, que la règle de la foy ne se peut changer, et que les disputes touchant les dogmes qui ont esté une fois terminées par le jugement du Concile universel ne se doivent pas renouveller. La regle de la foy, dit Tertullien, est unique, et seule immobile et irretractable [p. 359 sq.].

« La seconde est, que dans les autres causes qui sont hors la foy, c'est à dire dans les points de discipline qui regardent non seulement le fait, mais aussi le droit, la verité en est quelquefois cachée et quelquefois se découvre. Et lorsqu'on l'a découverte, il faut changer les premieres Constitutions soit qu'elles ayent esté faites par les Conciles Generaux, ou par les Souverains Pontifes. Et c'est ce que non seulement le Pape Vigile tesmoigne dans sa Lettre que nous donnons au public ; mais aussi Pelage II. La foy, dit ce Pape, est le sujet particulier, pour lequel on assemble les Conciles. C'est pourquoy tout ce qui s'y resout hors la foy peut-estre examiné et jugé de nouveau selon le tesmoignage de S. Leon.

(Arnauld donne ici le texte latin de l écrit de Marca, avec cette référence : In dissert. de Vigilii decreto Concil. General, tom. 12. pag. 431.) [p. 359 sq.].

.... Mais ce qui est encore plus remarquable, Monseigneur, c'est qu'apres mesme que cette fameuse dispute des trois articles, dont l'un estoit le livre de Theodoret contre les ana-