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Page:Œuvres de Blaise Pascal, VI.djvu/183

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INTRODUCTION

I. — HISTORIQUE

Pascal avait la joie de voir vérifié officiellement le miracle qui avait rendu la santé à sa filleule dans l’église de Port-Royal. Il avait aussi celle d’assister aux démarches actives des curés de Rouen et de Paris pour faire condamner par l’Assemblée du Clergé les dangereuses maximes que lui-même avait dénoncées. Alors fut imprimée à Paris la Lettre d’un Curé de Rouen à un Curé de la Campagne sur le procedé des Curez de ladite ville : Contre la doctrine de quelques Casuistes : pour servir de response à un libelle intitulé : Response d’un Theologien, etc… Sur la copie imprimée à Rouen, Paris, 1656, 16 p. in-4°. On y faisait connaître au public à la suite de quelles enquêtes les curés, mis en éveil par les Provinciales, avaient cru qu’il était de leur devoir d’intervenir (cf. infra l’Appendice aux écrits contre les Casuistes). On imprima en même temps la Requeste des Curez de Roüen presentée à Monsieur l’Official : contre les Peres Brisacier, Berard, et de la Brive, Jesuites, le 26 octobre 1656.

Le 26 octobre, les curés de Paris s’étaient assemblés pour délibérer sur ce qui s’était passé le 13, dans l’Assemblée du Clergé. Ils rédigèrent deux requêtes adressées aux grands-vicaires de Paris, et à l’assemblée, requêtes que leurs syndics présentèrent le lendemain. Ils arrêtèrent aussi un Second avis ou Lettre de Messieurs les Curez de Paris à Messieurs les Curez des autres Dioceses de France, et des Extraits tirés de Caramuel et de Mascarenhas. Ils y joignirent un Extrait du premier Tome in-folio de la nouvelle Theologie d’Escobar et de quelques autres Casuistes. Ces documents furent remis à l’Assemblée