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Page:Œuvres de Blaise Pascal, VI.djvu/117

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INTRODUCTION

Dans une lettre adressée le 12 (?) mars 1663 à Renaud de Sévigné, la Mère Agnès écrit en parlant de ces vers de Jacqueline Pascal : « ....Je vous envoye de quoy vous occuper agreablement une demi-heure ; c’est la description du premier miracle de la Sainte Epine. C’est de l’ouvrage de la pauvre sœur Euphemie à qui je dis de le faire, sans l’avoir demandé à personne, de quoy l’on me fit reprimande, parce que ce n’est point à une religieuse de Port-Royal de se produire ; mais la loy n’est pas imposée aux justes, et à une juste consommée comme elle l’est maintenant. »

Ces vers ont été publiés en 1740 dans le Recueil d’Utrecht ; il en existe aussi plusieurs copies manuscrites. Le Ier recueil du Père Guerrier, p. 340, en donne un texte souvent abrégé qui a été infidèlement reproduit dans le ms. fr. 12988 de la Bibliothèque Nationale, p. 117. Faugère suppose avec vraisemblance que ces corrections ont été apportées par l’auteur même. Il pense que Jacqueline a, par humilité, supprimé les strophes où elle vantait les charmes de sa ville natale et les vertus de sa famille. Fidèles au principe suivi dans la présente édition, nous avons donné la préférence au texte qui semble le plus ancien et que nous a transmis le même ms. fr. 12988 de la Bibliothèque Nationale, p. 37. Cette copie, faite pour Mlle de Théméricourt a été collationnée par elle ; de nombreuses fautes d’étourderie s’y rencontrent. Nous avons donné en notes les variantes du recueil Guerrier. Nous

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1 . On pourra voir dans Jovy, Pascal inédit, T. I, p. 304 sqq. , l’écrit intitulé : Le Chapelet de la Sainte-Épine, qui se trouve dans le ms. f. fr. 12988, et qui est suivi de cette note empruntée au premier recueil du P. Guerrier, p. 375 : « Il n’est point marqué dans le ma-