Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/297

Cette page n’a pas encore été corrigée


TROISIÈME PROVINCIALE. — INTRODUCTION 191

papier imprimé, à chacune feuille de laquelle estoit deux des dites protestations, intitulé : A esté signiffié.....

Plus sept lettres imprimées intitulées : Lettre escripte à un Provincial....


III. — LA TROISIÈME PROVINCIALE

La troisième Provinciale, datée du mercredi 9 février, commença à paraître le 12. Selon Fouillou, Pascal l’écrivit à Paris. Nous ne savons pas quel en fut l’imprimeur ; une seconde édition semble en avoir été faite chez Langlois, le 30 mars. Les divers types d’impression in-4° que nous avons offrent une variante intéressante p. 216 : les alinéas ne sont pas les mêmes ; une phrase importante se trouve dans plusieurs de ces textes, qui, par compensation, ne présentent pas deux propositions de tour agréable que l’on peut lire dans quelques autres. On peut se demander quelles raisons ont obligé les imprimeurs à modifier la composition. S’agissait-il d’introduire un argument utile dans la discussion : « Je reconnus bien à ce peu de mots que tous ceux qui estoient neutres dans la premiere question [de fait] ne l’eussent pas esté dans la seconde [de droit].... » — ou bien de supprimer une affirmation téméraire, que les adversaires auraient trop facilement réfutée? La première hypothèse paraît préférable, puisque les partisans d’Arnauld pouvaient invoquer l’exemple du docteur Porcher, neutre dans la question de fait, et qui, le 24, avant le départ des docteurs favorables à Arnauld, avait voté, sur le droit, contre la censure 1 ; on pouvait estimer que d’autres l’auraient

_____________________________________________________________

1. Dans ses Considérations — du 20 mars 1656, Marandé écrivait au contraire : « Mais la raison secrette qui obligea M. Arnauld d’empescher que les Docteurs de son party ne continuassent à se trouver aux Assemblées (laquelle toutefois il leur dissimuloit) est qu’il n’ignoroit pas que la pluspart de ceux qui luy avoient esté favorables dans la question de fait, ne manqueroient jamais de l’abandonner dans celle de droit, d’autant que dans la premiere, que la pluspart d’entre eux avoient condamnée comme mauvaise, ils