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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/85

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7. Ayant remply un siphon de vif argent, dont la plus longue jambe a dix pieds, et l’autre neuf et demy, et mis les deux ouvertures dans deux vaisseaux de vif argent, enfoncées environ d’un poulce chacune, en sorte que la surface du vif argent de l’un soit plus haute de demy pied que la surface de vif argent de l’autre : quand le siphon est perpendiculaire, la plus longue jambe n’attire pas le vif argent de la plus courte ; mais le vif-argent, se rompant par le haut, descend dans chacune des jambes, et regorge dans les vaisseaux, et tombe jusques à la hauteur ordinaire de deux pieds trois poulces, depuis la surface du vif argent de chaque vaisseau. Que si on incline le siphon, le vif argent des vaisseaux remonte dans les jambes, les remplit, et commence de couler de la jambe la plus courte dans la plus longue, et ainsi vuide son vaisseau ; car cette inclination dans les tuyaux où est ce vuide apparent, lorsqu’ils sont dans quelque liqueur, attire toujours les liqueurs des vaisseaux, si les ouvertures des tuyaux ne sont point bouchées, ou attire le doigt, s’il bouche ces ouvertures.

8. Le mesme siphon estant remply d’eau entiere-


compte. » (Revue générale des Sciences, art. cit., p. 812 a.) M. Milhaud a dégagé avec netteté la portée exacte de l’expérience : « En pesant la seringue dont la pointe plonge dans du mercure et où celui-ci est monté à la suite du piston, d’abord quand le mercure est encore au contact du piston, puis quand le piston soulevé davantage a laissé un espace apparemment vide, il veut montrer qu’il n’est intervenu aucune matière pesante entre le mercure et le piston » (Revue scientifique, art. cit., p. 774 b).