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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/71

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EXPERIENCES NOUVELLES TOUCHANT LE VUIDE


FAITES DANS DES TUYAUX, SYRINGUES, SOUFFLETS ET SIPHONS DE PLUSIEURS LONGUEURS ET FIGURES : AVEC DIVERSES LIQUEURS, COMME VIF-ARGENT, EAU, VIN, HUYLE, AIR, ETC.

AVEC UN DISCOURS SUR LE MESME SUJET, OÙ EST MONTRÉ QU’UN VAISSEAU SI GRAND QU’ON LE POURRA FAIRE, PEUT ESTRE RENDU VUIDE DE TOUTES LES MATIERES CONNUES EN LA NATURE, ET QUI TOMBENT SOUS LES SENS, ET QUELLE FORCE EST NECESSAIRE POUR FAIRE ADMETTRE CE VUIDE.

DEDIÉ A MONSIEUR PASCAL, CONSEILLER DU ROY EN SES CONSEILS D’ESTAT ET PRIVÉ, PAR LE SIEUR B. P. SON FILS,

LE TOUT REDUIT EN ABBREGE ET DONNÉ PAR ADVANCE D’UN PLUS GRAND TRAICTÉ SUR LE MESME SUJET1.


AU LECTEUR



Mon cher Lecteur, quelques considérations m’empeschans de donner à présent un Traicté entier où j’ay rapporté quantité d’expériences nouvelles que j’ay faites touchant le vuide2 et les conséquences


1. À Paris, chez Pierre Margat, au quay de Gesvres, à l’Oyseau de Paradis. MDGXLVII, Avec permission (vi-3o p.). — À la fin du livret : « Permission. Il est permis au sieur Pascal de faire imprimer un Livret intitulé : Expériences nouvelles touchant le vuide, etc. Faict à Paris, ce 8 octobre 1647. Daubray. »

2. Mersenne avait fait allusion à ce traité dans la seconde Préface des Reflectiones. Après avoir mentionné le traité que Guiffart venait d’écrire en faveur du vide appuyé sur les expériences de Pascal, et rappelé la thèse de Roberval sur l’attraction mutuelle des corps, il ajoute : « quibus [difficultatibus] si satis faciat Clarissimus Paschalius eo tractatu quem de hoc Phœnomeno eum scripturum audio Philosophos sibi maxime obstricturus est. » Mersenne écrivait à Hevelius, le 25 octobre 1647 : « De vacuo variis modis facto, observa-