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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/60

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44 ŒUVRES

leva, parce qu'il estoit prié de diner au fauxbourg Saint Germain, et M. de Roberval aussy, si bien que M* Descartes l'emmena- dans un carrosse où ils étaient tous deux seuls, et là ils se chantèrent goguettes, mais un peu plus fort que jeu à ce que nous dit M"" de Roberval qui revint icy Taprez dinée, où il trouva M. Dalibray^

I. Charles-Yion Dalibray dont il a été déjà question à plusieurs reprises. Vide t. I, p. 120. On trouve dans ses Vers héroïques, p, 82, à la suite du sonnet : A monsieur Pascal le fils sur son instrument pour l'arithmétique (supra, t. I, p. 296) la pièce suivante, qui est une trans- position de la paraphrase fameuse que Malherbe avait faite du Psaume CXLV (voir Michaut, Revue Latine, 25 septembre 1906).

Au mesme sur le Vuide.

STANCES

Ne vivons plus, Pascal, ainsi que des Esclaves ; Des dépouilles d'autruy ne faisons point les braves ; Escrivons, puis qu'on veut qu'enfin nous escrivions, Mais fuyons le sçavoir où le Pédant aspire :

C'est un plus juste Empire

Qu'il faut que nous suivions.

En vain pour estre creus d'excellents personnages, Nous croirons les Autheurs que le commun des Sages Par une antique erreur fait gloire d'accueillir : Ce qu'ils disent n'est rien : Ils sont comme nous sommes

Véritablement hommes,

Et sujets à faillir.

A t'on recours aux sens ? Ce n'est plus qu'imposture Que cette authorité dont la grandeur obscure Dans un muet respect retenoit les mortels, Et ces Temples percez d'une vive lumière

N'ont qu'ordure et poussière

Sur leurs plus saincts Autels.

Lors se perdent ces noms, de Maistres adorables, De Démons du sçavoir, d'Esprits incomparables ; Comme on est en plein jour, on connoist leurs défauts, Et changent de discours tous ceux de qui la plume

Leur donnoit par coustumc

Des Eloges trop hauts.

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