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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/579

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LETTRE DE BLAISE PASCAL 5S9

  • Faisons-'^ le donc revivre devant Dieu en nous de

tout notre pouvoir ; et consolons-nous en l'union de nos cœurs, dans laquelle il me semble qu'il vit encore, et que nostre ^ reunion nous* rende en quel- que sorte sa présence, comme Jésus-Ghrist se rend présent en l'assemblée de ses fidèles ^

Je prie Dieu de former et maintenir en nous ces sentimens, et de continuer ceux qu'il me semble qu'il ° me donne, d'avoir pour vous et pour ma sœur plus de tendresse que jamais ; car il me sem- ble que l'amour que nous avions pour mon père ne doit pas estre perdu pour nous \ et que nous en de- vons faire une refusion sur nous mesmes, et que nous devons principalement hériter de l'afTection qu'il nous portoit, pour nous aimer encore plus cor- dialement s'il est possible.

Je prie Dieu de nous fortifier dans ces resolu- tions, et sur cette espérance je vous conjure d'agréer que je vous donne un avis que aous prendriez bien sans moy ; mais je ne laisseray pas de le faire. C'est qu'après avoir trouvé des sujets de consolation pour sa personne, nous n'en venions point à manquer

��1 . Les cinq paragraphes suivants, jusqu'à « L'homme est assurément trop infirme » ne sont pas dans l'édition de 1670.

2. G les.

3. G union .

4. F rend.

5. Ubi enim siint duo vel très congrcgati in nomine meo, ibi sum in medio eorum, Math. XVIII, 30.

6. G m'a donné.

7. Pour nous, manque dans G.

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