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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/575

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LETTRE DE BLAISE PASCAL 553

corps n'arrivent que quand ceux de l'ame sont ac- complis, c'est-à-dire ' à l'heure de la mort : de sorte que la mort est le couronnement de la béatitude de l'ame, et le commencement de la béatitude du corps.

Voylà les admirables conduites de la sagesse de Dieu sur le salut des^ saints; et saint Augustin* nous apprend sur ce sujet que Dieu en a disposé de sorte, de peur que si le corps de l'homme fust mort et ressuscité pour jamais dans le baptesme, on ne fust entré dans l'obéissance de l'Evangile que par l'amour de la vie ; au lieu que la grandeur de la foy éclatte bien davantage lorsque l'on tend à l'immorta- lité par les ombres de la mort.

  • Voylà certainement quelle est notre créance, et la

foy que nous professons ; et je crois qu'en voylà plus qu'il n'en faut pour aider ^ vostre consolation par mes petits efforts. Je n'entreprendrois pas de vous porter ce secours de mon propre, mais comme ce ne sont que des répétitions de ce que j'ay appris, je le fais avec assurance en priant Dieu de^ bénir ces semences, et de leur donner^ de l'accroissement, car sans luy nous ne pouvons rien faire, et ses plus

��1. 1670 : « après la. »

2. 1670 : « âmes, »

3. Havet a donné la référence de ce passage, de Civitate Dei, XTII, 4 : Cur ab his qui per gratiam regenerationcm absoluti sunt a peccato, non auferetur mors, id est. pœna peccati.

[\. Paragraphe supprimé par Port-Royal, ainsi que les trois pre- mières lignes du paragraphe suivant.

5. Voslre consolation dans G seulement j ailleurs une consolation.

6. G bien conserver.

7. De manque dans 0,

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