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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/568

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548 ŒUVRES

qu'il a esté reçu de Dieu, et que son sacrifice a reçu son accomplissement et son couronnement. Il a donc fait ce qu'il avoit voiié : il a achevé l'œuvre que Dieu lui avoit donnée à faire : il a accomply la seule chose pour laquelle^ il estoit créé. La volonté de Dieu^ est accomplie en luy, et sa volonté est absorbée en Dieu. Que nostre volonté ne sépare donc pas ce que Dieu a uny ; et étouffons ou modé- rons, par l'inteUigence de la vérité, les sentiments de la nature corrompue et^ déçue qui n'a que* le& fausses images, et qui trouble par ses illusions la sainteté des sentimens que la vérité' et l'Evangile nous doit donner.

Ne considérons donc plus la mort comme des Payens, mais comme ^ des Chrestiens, c'est-à-dire avec l'espérance, comme Saint-Paul l'ordonne \ puisque c'est le privilège spécial des Chrestiens. Ne considérons plus un corps comme une charogne in- fecte, car la nature trompeuse* se le figure de la sorte ; mais comme le temple inviolable et éternel du Saint Esprit, comme la foy l'apprend. Car nous^

��1. 1670 : « ils avoient esté créez » qui est aussi, mutatis mutandis, une première leçon effacée dans G.

2. 1670 : « s'est. »

3. G déréglée.

4. 1670 : « de». '

5. 1670 : « de ».

6. F les.

7. Nolumus autem vos ignorare, fratres de dormientibus, ut non contrisiemini sicut et ceteri, qui spem non habent. I ThessaL, IV, 12.

8. G la-, 1670 ce le ».

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