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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/537

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FRAGMENTS DU TRAITÉ DU VIDE DE PASCAL

traire, le soufflet se resserrer comme de soy mesme, et en se resserrant attirer la chaisne, et la faire remonter jusqu’à ce que les chaisnons suspendus soient en Equilibre avec la charge de l’air superieur en ce temperament : de sorte que la chaîne haussera et baissera, et le soufflet s’ouvrira ou se fermera plus ou moins suivant que l’Air se charge ou se décharge, et toûjours les chaînons suspendus seront en Equilibre avec l’Air superieur, lequel pressant le soufflet qu’il environne de toutes parts, le tiendroit serré si la chaîne ne faisoit effort pour l’ouvrir. Et la chaîne, au contraire, le tiendroit toujours ouvert, si l’Air ne faisoit effort pour le fermer ; mais ces deux efforts contraires se contre-balancent, comme nous l’avons dit.

Il reste à dire que, quand le temps est le plus chargé, les chaînons suspendus pèsent 113. livres ; et quand le temps est le moins chargé, ils pesent seulement 107. livres ; et ces deux mesures periodiques de 113. et 107. livres ont un rapport parfait avec les deux mesures périodiques des hauteurs du mercure suspendu de 28. poulces 4. lignes, et de 26. poulces 10. lignes ; car un Cilindre de mercure de 3. poulces de Diamètre, comme les aîles de ce soufflet, et de 28. poulces 4. lignes de hauteur, pese 113. livres, et un Cilindre de mercure de 3. poulces de Diamètre, et de 26. poulces 10. lignes de hauteur, pese 107. livres.


Article III.


Que si l’on veut faire ces observations avec plus