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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/503

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CORRESPONDANCE DE PASCAL ET DE M. DE RIBEYRE 483

riences très différentes de celles la, en présence de plus de cinq cent personnes de toutes sortes de con- ditions, et entre autres de cinq ou six Pères lesuites du Collège de Rouen.

Le bruit de mes Expériences estant respandu dans Paris, on les confondit avec celle d'Italie; et dans ce meslange les uns, me faisant un honneur qui ne m'estoit pas deub, m'attribuoient cette Expérience d'Italie; et les autres, par une injustice contraire, m'ostoient celles que j'avois faites.

Pour rendre aux autres et à moy mesme la Justice qui nous estoit deuë, je fis imprimer, en l'année 1647, ^^^ Expériences qu'un an auparavant j'avois faites en Normandie : et afin qu'on ne les confondit plus avec celles d'Italie, j'enonçay celles d'Italie, non pas dans le corps du discours qui contient les miennes, mais à part dans l'advis que j'adresse au Lecteur, et de plus en caractères Italiques, au lieu que les miennes sont en Romain ; et ne m 'estant pas contenté de les distinguer par toutes ces marques, j'ay déclaré en mots exprès, dans cet ad vis au Lec- teur. Que je ne suis pas F Inventeur de celle la; quelle a esté faite en Italie quatre ans avant les miennes ; que mesmes elle a esté l'occasion qui me les a fait entre- prendre. Yoicy mes propres termes :

(( Mon cher Lecteur : quelques considérations m'empeschant de donner a présent un traicté entier, ou j'ay rapporté quantité d'expériences nouvelles que j'ay faites touchant le vuide, et les consequances que j'en ay tirées, j'ay voulu faire un récit des principalles

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