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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/492

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472 ŒUVRES

qui est son divin amour, pour les assister, et luy mesme y demeure invisiblement jusques à la fin du monde*.

J'apprends de là à me séparer des miens en quelque manière que ce soit : j'y dois néanmoins toujours de- meurer par une affection qui naisse purement de Dieu, et les assister de mes prières.

��XLIX

Jésus, après sa mort, a esté environné de ses ennemis plus que de ses amis, qui eussent aussy volontiers em- pesché les merveilles de sa nouvelle vie comme ils tas- cherent d'en cacher la vérité ; mais ils ne firent ni l'un ni l'autre^.

Cela m'apprend que, quoy que le nombre de mes en- nemis soit plus grand que celui de mes vrays amis, et que j'en sois sans cesse environnée mesme après ma mort au monde, je ne dois pas laisser de continuer cette mort par la nouvelle vie que je dois mener malgré tous leurs efforts.

��C'est proprement par la mort du corps naturel de Jésus qu'il a donné la vie à son corps angelique, qui est l'Eglise.

Cela m'apprend qu'il faut que ma mort au monde soit le principe de ma vie en Dieu.

��I. Note marginale : « Je prieray le Père, et il vous enverra un consolateur. »

a. « Les gardes du sépulcre. » Note marginale.

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