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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/457

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COPIE D'UNE AUTRE LETTRE DU DIT SIEUR CHANUT AUDIT SIEUR PERIER

A Stokolm, le 24 septembre i65o.

Monsieur, J'ay receu, avec la lettre que vous m'avez fait la faveur de m'écrire du 29. Juillet, le mémoire des Observations que je garde bien précieusement, et comme une marque de la bien-veillance dont vous m'honorez, et comme une matière de bonne méditation, quand je me trouveray en plus de liberté que ces occupations civiles ne m'en donnent. Je vous demande trêve jusques alors, et je pense beaucoup faire de continuer l'Observation sur laquelle nous raison- nerons un jour si elle nous en donne le moyen. Cepen- dant, afin que vous tiriez quelque petite satisfaction de la peine que vous avez prise de m'écrire, je vous diray que feu Monsieur Descartes s'estoit proposé de continuer cette mesme Observation dans un tuyau de verre, vers le mi- lieu duquel il y eut une retraitte ou un gros ventre envi- ron à la hauteur où monte à peu près le vif argent, au dessus duquel vif argent mettant de l'eau jusqu'au milieu environ de la hauteur qui reste au-dessus du vif argent, il auroit veu plus exactement les changemens. J'ai voulu essayer ce moyen ; mais, parce que nos Verriers sont mal- adroits, et qu'ils n'ont pas de lieu propre à faire recuire ces tuyaux avec cette retraitte ou gros ventre dans le mi- lieu, ils se sont tous cassez, et je n'ay autre expérience à la main que l'ordinaire, laquelle je vous envoyé vaille ce qu'elle pourra. Si cet entretien, que vous m'avez fait la faveur d'agréer, ne réussit pas à nous avancer dans la

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