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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/403

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LETTRE DE BLAISE PASCAL A Mme PERIER SA SOEUR 383

bastirle temps qu'il faudroit pour se destromper des charmes secrets qui s'y trouvent. Ainsy nous l'avons conseillé de bastir bien moins qu'il ne pretendoit et rien que le simple nécessaire, quoy que sur le mesme dessein, afin qu'il n'ait pas de quoy s'y engager, et qu'il ne s'oste pas aussy le moyen de le faire. Nous te prions d'y penser sérieusement, de t'en résoudre et de l'en conseiller, de peur qu'il arrive qu'il ait bien plus de prudence et qu'il donne bien plus de soin et de peine au bastiment d'une maison qu'il n'est pas obligé de faire, qu'à celui de cette tour mystique, dont tu sais que saint Augustin parle dans une de ses lettres, qu'il s'est engagé d'achever dans ses entre- tiens. Adieu. B. P. — J. P.

Post-scriptam de Jacqueline : J'espère que je t'ecri- ray en mon nom particulier de mon affaire, dont je te manderay le détail ; cependant prie Dieu pour son issue.

Si tu sçay quelque bonne ame, fais la prier Dieu pour moy aussy'.

I. « Cette dernière ligne, dit Guerrier, est de la main de M. Pascal. »

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