Ouvrir le menu principal

Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/397

Cette page n’a pas encore été corrigée


LETTRE DE BLAISE PASCAL A Mme PERIER, SA SŒUR

��A Paris, ce 5 novembre, apres-midy, i648.

Ma chère sœur, Ta lettre nous a fait ressouvenir d'une brouille rie * dont on avoit perdu la mémoire, tant elle est abso- lument passée. Les esclaircissements un peu trop grands que nous avons procurés ont fait paroistre le sujet gênerai et ancien de nos plaintes, et les satis- factions que nous en avons faites ont adoucy l'aigreur que mon père en avoit conceue. Nous avons dit ce que tu avois déjà dit, sans sçavoirque tu l'eusses dit, et ensuite nous avons excusé de bouche ce que tu avois depuis excusé par écrit, sans savoir que tu l'eusses excusé ; et nous n'avons sçu ce que tu as fait qu'après que nous l'avons eu fait nous mesmes ; car comme nous n'avions rien caché à mon père, il nous a aussy tout descouvert et guéri ensuite tous nos

��I. Cette « brouillerie » paraît bien être le dissentiment entre Etienne Pascal et sa fille Jacqueline. Voici comment nous nous représentons les choses. Gilberte Perier, qur était retournée à Cler- mont, écrit à son père ; au moment où le récit de Jacqueline et (Je Biaise sur leurs relations avec Port-Royal, amène une explica- tion plus longue entre le père et les enfants maintenant réunis à Paris, Etienne Pascal montre cette lettre à ses enfants. C'est après ces incidents seulement que Jacqueline et Biaise auraient reçu la lettre où Gilberte les avertissait de ce qu'elle avait fait, lettre à la- quelle ils font la réponse que nous publions.

�� �