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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/325

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SECONDE NARRATION DE ROBERVAL SUR LE VIDE 309

miltere cogamur, quâ naturaliter ita raréfiât aër absquc calore, ut magniludo illius grano sinapis aequalis pedeni cu- bicum, imo torte plures pedes cubicos impleat, sive vacuola inter acrem introducuntur. »

L'interprétation de la pensée de Mersenne serait confirmée, s'il en était encore besoin, par la lettre du 27 juillet i6/i8 où le P. Mersenne annonce à Hevelius l'envoi de son nouvel ou- vrage : « Vidimus plurimos Libellos in Poloniâ scriptos de Vacuopertubum vitreum, sed nullus tôt facit, ac Nos expéri- menta, quaî fere semper nova nunc etiam multiplicamus tandemque concludimus esse rarefactum aërem, non va- cuum. j> Bibl. Nat., f. lat. 10847, ^^^- ^^2-

Le i*"" septembre 16/48, cinq jours après le départ de Des- cartes, Mersenne meurt. Trois semaines après, Perier effectue l'expérience du Puy-de-Dôme. Pascal, qui depuis le mois de mars 1648, où il avait achevé sa lettre justificative à le Pailleur et mis au point ses travaux sur les Coniques, paraît avoir été condamné à l'inaction par la maladie*, va rentrer en scène ; il publie le Récit de la Grande Expérience de V Equi- libre des Liqueurs, tandis que Roberval rouvre le Journal de ses expériences, et y ajoute un post-scriplum, qui probable- ment demeure lui-même inachevé. Vide infra, p. SSq.

I. Voir une lettre d'Adrien Auzoult au P. Mersenne du vendredi 21 août i6/(8. Il lui écrit d'Azé, pour lui demander des nouvelles de son indisposition et savoir ce qui s'est passé de remarquable depuis son départ. « Si Mr Pascal estoit dans le pouvoir d'escrire, je le prlerois de m'oster ma curiosité, mais je n'ay pu seulement apprendre de luy Testât de sa santé, quoy que je l'en eusse prié bien instamment. » Bibl. nat. Nouv. acq. fr., 620^, p. 354-

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