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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/307

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teur de 2 pieds  ? A cette question, dit Roberval, je répon- dis, avant de tenter l'expérience, que le mercure descendrait si l'air extérieur était raréfié, qu'au contraire il remonterait au delà de la hauteur normale, si l'air était condensé. Et c'est ce que l'expérience confirma, aux grincements de dents de nos adversaires qui assuraient que la suspension de la liqueur avait sa cause à l'intérieur du tube.

Roberval retrouve ainsi les résultats de l'expérience que Pascal avait montrée à Perier vers la fin d'octobre ou le com- mencement de novembre 1647. Les termes dont il se sert sont analogues à ceux de Pascal. Cependant son expérience paraît bien indépendante de la tentative de Pascal ; Roberval insiste en effet sur la complication des dispositifs qu'il a dû imaginer. Mais il ne les décrit pas, et la lacune de son récit n'est qu'en partie comblée par la Gravitas comparata du P. Noël.

On y lit, quelques pages après le passage où se trouve rap- portée l'expérience de Pascal, et comme un supplément aux descriptions et explications qui remplissent le chapitre ix : « His addendum est novum experimentum quod est hujus- modi. Tubus sit vitreus très pedes longus, utroque extrême patens. Laguncula sit vitrea in modum cordis huniani con- forma ta * : per cujus basim duo Tubuli, utroque extremo aperti ; alter ad dexteram, alter ad sinistram, sic pervadant ;

��I . Cette comparaison est à rapprocher de celle que fait Clerselier lorsqu'il attribue à Rohault, dans la Préjace des Œuvres posthumes, de 1682, l'invention du tuyau « semblable à peu prez à la figure dont se servent les anatomistcs pour représenter la grande artère ascendante et descendante. » Rohault décrit la « machine « dont il déclare s'être « avisé » lui-même dans son Traité de physique (i^ partie, ch, xir, §§ 49-52) : les deux tubes supérieurs, au lieu d'être juxtaposés, sont l'un dans l'autre, et se relient par une simple poche médiane au tube inférieur. Nous ignorons la date à laquelle Rohault aurait effectué pour la première fois ses expériences; M. Mathieu les rapporte aux conférences publiques de i656 (Reoue de Paris, i^r mars 1907, p.

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