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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/274

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ŒUVRES

��tre qu'il escript à cet amy dont j'ai desja parlé. En effect, peu de temps après je receus ces trois pièces. Pour les veoir exactement comme j'ay faict, et pour prendre le loisir d'escrire la présente, j'ay esté obligé de desrober, à mon repos de quelques nuicts, le temps que je n'aurois peu desrober à mon travail de jour, sans faire tort à mon debvoir*.

Par la response que je fis à sa lettre, je luy manday qu'aggreant la prière qu'il me faict, je prenois sur moy la charge de vous faire sa plainte sans aigreur, sans injure, sans invective, et en des termes sans doute plus convenables à ma plume qu'à la sienne : joint que je me trouvois obligé de a^ous escrire, par la curiosité que l'avois de tirer de vous la lumière d'un certain passage de vostre seconde lettre qui me paroissoit obscur et fort embarrassé ; que j'approuvois qu'il ne vous eust point fait l'addresse de sa repartie, veu les raisons qu'il en avoit ; que j'approuvois aussy qu'il eust communiqué à nos amis tous vos entretiens particuliers, etmesme vostre dicte réplique et sa dernière repartie ; que je desirois neantmoins qu'il differast jusques au prochain mois de mettre au jour cette repartie ; qu'en ce temps j'esperois faire, avec l'aide de Dieu, un petit voyage à Paris, où je demeurerois huict ou dix jours pour affaires domestiques^ ; que, pendant ce temps, je voulois luy proposer quelques difficultez qui m'empeschoient d'acquiescer, comme il semble faire, à l'oppinion touchant la suspension du vif-argent dans le tube^ [par] Isi pesanteur de la colonne d'air. C'est une opinion que tous les scavans sçavent avoir esté proposée

��1. Vide supra, t. I, p. 274.

2. Voir ci-dessous, p. 345.

3. Ms. : à.

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