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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/26

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10 ŒUVRES

d'excellens Philosophes combattent depuis un si long temps ^ ce vuide redoutable qui fait peur à toute la nature, et contre lequel elle employé toutes ses forces, et ce beau rien qui nous va fournir d'armes pour sa deffence, et de matière solide pour bastir ce discours en sa faveur * . »

Signalons enfin parmi les poésies françaises, latines, espa- gnoles qui sont dédiées à Guiffart et réunies en tête de son volume une épigramme sur ce dicton grec : Les paroles sont femelles, les actes sont mâles, qu'un médecin, agrégé au col- lège de Rouen, et qui passait pour le premier de la ville, J. B. Porrée, avait écrite en latin et traduite en vers français :

L'ingénieux Paschal establissant le Vuide A rempli nos esprits d'un doux estonnement ; Mais tu les viens charmer par ton raisonnement, Fondant sur ce beau rien un escrit si solide.

11 est trop généreux pour blasmer ce volume Et devenir jaloux d'un si docte loisir, Plustost ravi de voir que tu suis son désir, Il voudra marier ses effects à ta plume.

Aussi dans le divin concert de vos sciences Nous pourrons disputer contre l'antiquité Lequel aura des deux cette masle beauté: Ou ton charmant discours, ou ses expériences.

��II

Le 29 août 1647, ^^^® ^^ V Achevé d'Imprimer du discours^ de P. GuiflTart, Pascal est à Paris, avec sa sœur Jacqueline. Sa vie est désormais celle d'un malade, presque déjà d'un re- clus ; son temps est pris par les médications continues et

��I. Chapitre m; De quelques inventions des anciens, et de quelques: raretez estrangeres, p. 54-58.

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