Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/165

Cette page n’a pas encore été corrigée


INTRODUCTION

��La lettre de Pascal, écrite le i5 novembre 16^7, a éii3 publiée l'année suivante, par Pascal lui-même dans son Récit de la Grande Expérience de VEquilibre des Liqueurs ÇVide infra, p. 366). C'est d'après ce texte que nous la donnons ici. L'original de la lettre est perdu, comme d'ail- leurs la correspondance échangée à cet égard entre Pas- cal et Perier ou ses amis de Clermont (Vide infra, p. 198). Nous ne pouvons donc juger des modifications que Pascal aurait pu apporter à son texte original, en vue de l'impres- sion. 11 importe seulement, pour se faire une opinion à ce sujet, de remarquer l'analogie du ton didactique dans les lettres de théologie écrite à Gilberte Perier, de 1648 à i65i, et dans cette lettre de science. Il importe de retenir aussi que les savants de l'entourage de Pascal écrivaient volon- tiers en vue de l'impression. La première lettre de Roberval à des Noyers avait été imprimée, et au moment même où il écrit à Perier, Pascal vient de recevoir l'imprimé relatant la lettre de Petit à Chanut. Ces précédents immédiats auto- risent à penser que dès le i5 novembre 1647 Pascal écrivait pour le public autant que pour Perier lui-même.

Quant au projet d'expérience sur le Puy-de-Dôme, qui fait l'intérêt de la lettre, il se rattache naturellement aux préoccupations du groupe de savants dont Pascal faisait partie. Nous n'avons qu'à nous rappeler soit les visites de Descartes à Pascal (vide supra p. 4o, cf. p. i65), soit les réunions tenues au couvent des Minimes, où Pascal et Descartes se sont probablement retrouvés. De ces réunions le P.Mersenne nous a conservé l'écho direct. La première Pré- face des Rejlecliones , écrite sans doute en septembre 1647, ^^'^~ tient à cet égard une page remarquable qui doit trouver ici sa

�� �