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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/122

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106 OEUVRES

Au reste, on ne peut vous refuser la gloire d'avoir soustenu la pliisique peripatetitiene, aussy bien qu'il est possible de le faire ; et je treuve que vostre lettre n'est pas moins une marque de la foiblesse de l'op- pinion que vous défendez, que de la vigueur de vostre esprit.

Et certainement l'addresse avec laquelle vous avez défendu l'impossibilité du vuide dans le peu de force qui luy reste, fait aysement juger qu'avec un pareil effort,, vous auriez invinciblement estably le sentiment contraire dans les advantages que les ex- périences luy donnent.

Une mesme indisposition m'a empesché d'avoir l'honneur de vous veoir et de vous escrire de ma main. C'est pourquoy je vous prie d'excuser les fau- tes qui s'y rencontreront dans cette lettre, surtout à l'ortographe.

Je suis de tout mon cœur,

Mon très révérend père,

Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Pascal.

Paris ce 29 Octob. 1647.

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