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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/118

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102 ŒUVRES

periences)*. Car puisque toutes les parties de cet air intérieur et extérieur ont cette qualité attractive, il est constant, par toutes les reigles delà mechanique, que leur quantité, augmantée à mesme mesure que l'espace, doit nécessairement augmenter leur effect, comme une grande esponge pressée attire plus d'eau qu'une petite.

Que sy, pour résoudre cette dificulté, vous faictes une seconde supposition ; et que vous faciez encore une qualité exprez pour sauver cet inconvénient, qui, ne se trouvant pas encores assez juste, vous oblige d'en figurer une troisiesme pour sauver les deux autres, sans aucune preuve, sans aucun esta- blissement : je n'auray jamais autre chose à vous res- pondre, que ce que je vous ay desja dit, ou plus tost je croiray y avoir desja respondu.

Mais, M. P., quand je dis cecy, et que je préviens en quelque sorte ces dernières suppositions, je fais moy mesme une supposition fausse : ne doutant pas que, s'il part quelque chose de vous, il sera appuyé sur des raisons convainquantes, puisque autrement ce seroit imiter ceux qui veulent seulement faire veoir qu'ils ne manquent pas de paroles.

Enfin, M. P., pour reprendre toute ma response, quand il seroit vray que cet espace fust un corps (ce que je suis très esloigné de vous accorder), et que

dievit vel hujus demonstratio, vel illarum confutatio. Sed nec illud constat quidem, an ex tribus authorum ipsorum celeberrimorum di- versis Systematibus aliquod sit verum ac genuinum Mundi Systema: forsan etiam omnia tria falsa sunt, et verum ignoratur. » a. Vide supra, d. 28.

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