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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/44

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insiste sur l’inlassable ingéniosité que déploie le P. Mersenne pour arriver à la mesure exacte de la densité de l’air ; il venge l’expérimentateur et l’inventeur qu’a été le P. Mersenne des dédains qui venaient de lui être prodigués dans la Revue de Paris et dont M. Mathieu a fort galamment proclamé l’injustice. Enfin Duhem fait voir comment les expériences sur la densité de l’air se sont rattachées, dans l’esprit de Mersenne, aux expériences du vide, comment elles l’ont conduit aux observations barométriques faites au couvent des Minimes en présence de savants comme Descartes ou les Pascal, et à cette première Préface des Reflectiones physico-mathematicæ (écrite au mois de septembre 1647) où le plan de l’expérience que Perier effectua le 19 septembre 1648 se trouve explicitement tracé (vide infra, t. II, p. 15o).

Depuis la publication du Discours sur les Passions de l’Amour, par Victor Cousin, en 1843, la double question de l’attribution et de la portée du Discours n’a pas cessé d’être à l’ordre du jour des études pascaliennes. E. Faguet qui leur a consacré des études pénétrantes, accentuait encore l’importance que Ravaisson, Sully-Prud’homme, F. Rauh, E. Boutroux avaient accordée au Discours. D’autre part, dans la discussion qu’il a présentée de la thèse de Faguet, M. Victor Giraud a fait connaître, sur les indications de M. Gazier, une seconde copie manuscrite du Discours qui permit une sérieuse amélioration du texte. Une étude magistrale de M. Lanson : Le Discours sur les Passions de l’Amour est-il de Pascal ? (The French Quaterly, janvier-mars 1920) a fourni de nouveaux arguments, les plus ingénieux et les plus convaincants, en faveur de l’authenticité. M. Fortunat Strowski a pourtant fait sur la composition intrinsèque de ce fragment, que le copiste