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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/416

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janvier dernier et le mardy ensuivant. Ce que nous décla- rons, non pour nous rendre parties ou dénonçants, n'estant telle chose de l'office ni de l'interest d'aucun de nous, mais en qualité seulement de tesmoins, pour rendre à la gloire de Dieu et à la vérité le tesmoignage qui luy est deu par tous les hommes, que nous sommes prests de rendre par devant tous juges qu'il appartiendra. En foy de quoy nous avons signé ce présent acte, ce jour de . »

Vient après la déclaration du père Saint-Ange : « Des propositions tenues en deux conférences particuliè- res, M de Saint-Ange dit n'avoir pas assez de mémoire pour se ressouvenir, aprez deux mois, de ce qui s'est dit ; qu'il se peut faire qu'il ait dit quelque chose qui en pourroit appro- cher; mais ce n'estoit aucunement son sens, comme il l'a déclaré par sa response, et que tout ce qu'il en a dit n'a été qu'en forme d'objections et dispute, comme l'on a accoutumé de faire en des conférences particulières. »

A cette réunion officielle, succède par l'entremise d'Etienne Pascal, une réunion officieuse à l'issue de laquelle Camus peut à nouveau, et vainement encore, annoncer à son archevêque la clôture de l'affaire :

��A Rouen, ce 3o« ou Si^ mars 1647.

« Monseigneur,

« Ma plume est de colombe, qui porte le rameau d'olive en son bec. Par un bonheur trez particulier, ou, pour mieux dire, par une providence specialle de Dieu, ces messieurs qui vous présenteront celle cy s'estant rencon- trez chez moi sans autre dessein que de me voir, et les ayant abouchez, il s'est trouvé que la charité de la vérité qui avoit animé leur zèle s'est accordée avec la vérité de la charité qui estoitdans leurs cœurs; et ainsyil m'a esté facile de rejoindre ce qui paroissoit plustost qu'il n'estoit véritablement divisé. Le Dieu de paix, qui hit de plusieurs un, soit béni de cette reu-

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