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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/370

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314 ŒUVRES

Enfin (cher lecteur), maintenant que j'estime l'avoir mise en estât d'estre veuë, et que mesme tu peux, situ en as la curiosité, la voir et t'en servir, je te prie d'agréer la liberté que je prens d'espérer que la seule pensée à trouver une troisiesme méthode pour faire toutes les opérations arithmétiques, tota- lement nouvelle et qui n'a rien de commun avec les deux méthodes vulgaires de la plume et du jetton, recevra de toy quelque estime et qu'en approuvant le dessein que j'ay eu de te plaire en te soulageant, tu me sçauras gré du soin quej'ay pris pour faire que toutes les opérations, qui parles précédentes méthodes sont pénibles, composées, longues et peu certaines, deviennent faciles, simples, promptes et asseurées.

Les Curieux qui désireront voir une telle Machine s'addresseront s^il leur plaist au sieur de Roberval, Professeur ordinaire de Mathématiques au Collège Royal de France, qui leur fera voir succinctement Se gratuitement la facilité des Opérations, en fera vendre, Se en enseignera l'usage.

Le dit Sieur de Roberval demeure au Collège Maistre Gervais, rue du Foing, proche les MathurinsV On le trouve tous les matins Jusques à huict heures, Se les samedis toute l'apres disnée.

I. Les Mathurins étaient rue Saint-Jacqaes, attenant à l'hôtel de Gluny. Le collège de maître Gervais, dont les derniers vestiges dis- parurent lors de la création du boulevard Saint-Germain, avait été créé en 1870, par maître Gervais Chrétien, premier médecin ou phy- sicien de Charles V, et destiné particulièrement à l'enseignement de la médecine et de l'astrologie (Voir Franklin, Les anciennes Bibliothè- ques de Paris, t. II, 1870, p. 225).

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