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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/326

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274 ŒUVRES

te portes mieux, et il s'est passé un ordinaire* depuis sans avoir receu de lettre, tellement que nous en sommes en une peine dont je le prie de nous tirer au plus tost; mais je croy que la prière que je fais icy sera inutile, car, avant que tu ayes receu cette lettre icy, j'espère que ^ nous aurons receu lettres de toy ou de Monsieur Perier. Le département^ s'achève, Dieu mercy. Si je sçavois quelque chose de nou- veau, je te le ferois sçavoir. Je suis. Ma chère sœur Votre trez humble et trez aiFectioné serviteur et frère,

Pascal.

Ici ce post-scrîptam de la main d'Etienne Pascal, le père : Ma bonne fille m'excusera si je ne lui escris comme je le desirerois, n'y ayant aucun loisir. Car je n'ay jamais esté dans l'embarras à la dixiesme partie de ce que j'y suis à présent. Je ne saurois l'estre davantage à moins d'en avoir trop ; il y a quatre mois que je [ne] me suis pas couché six fois devant deux heures aprez minuit.

Je vous avois commencé dernièrement une lettre de raillerie sur le sujet de la vostre dernière, touchant le ma- riage de M. Desjeux ; mais je n'ay jamais eu le loisir de l'achever. Pour nouvelles, la fille de M. de Paris, maistre

��I. C'est-à-dire qu'il est arrivé un courrier régulier de la poste. Madame de Sévigné écrit de même : « Les nouvelles de cette année ne tiennent pas d'un ordinaire à l'autre ».

a. [ou toy].

3. C'est-à-dire la répartition des tailles, aides, gabelles entre les paroisses des diverses élections. La généralité de Rouen ne compre- nait pas moins de l 'ygS villes, bourgs ou paroisses.

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