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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/320

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268 OELVUES

Et lorsque la vertu se le peut asservir ; C'est là le beau rempart qui doit garder une anië, Et c'est le seul moyen dont on se doit servir Pour garantir un cœur du venin de ta flamme.

C'est ce bel ennemi dont l'esclat te surmonte, Dont la beauté sans fard te chasse et te fait honte, A l'abord seulement qu'il s'empare d'un cœur ; Et c'est le seul lien qui retient ma franchise, Libre de ton servage et de cette rigueur Qui fait que la raison te fuit et te mesprise.

L'esprit le moins subtil est vainqueur de tes charmes ; Il mesprise tes feux sans redouter tes armes, Alors que la raison ternit tes faux attraits. Qui veut te résister est aussytost le maistre. Et si peu de puissance accompagne tes traits, Que qui n'est pas vainqueur veut bien ne le pas estre.

��SUITE DES STANCES CO:?^TRE L AMOUR A M^^* DE BEUVROî< \ EN LUI ENVOYANT LES PRECEDENTES

Ce n'est pas que par là je veuille faire entendre Qu'il ne soit pas d'objet capable de nous prendrej Que tous esgalement nous soient indifferens ; Les beaux yeux de Beuvron nous servent d'asseurance Qu'il s'en peut rencontrer qui, sans estre tyrans. Donnent des sentiments hors de l'indifférence.

��I. Catherine-Henriette d'Harcoiirt, qui épousa en 1669 Louis, marquis d'Arpajon. « M^^^ de Beuvron, écrit Victor Cousin, fille du marquis de Beuvron, commandant du château de Rouen (le Vieux Palais), était célèbre par sa beauté. Toutes les poésies galantes du temps sont pleines de son éloge. »

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