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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/319

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VERS DE JACQUELINE PASCAL 267

��SERENADE

��Bannissez le sommeil, belle et chaste Glarice, Ouvrez, ouvrez les yeux et ne permettez pas

Que l'on reproche à vos appas De joindre à leur pouvoir cet excez d'injustice Qu'au temps où vos rigueurs me forcent de veiller

Vous puissiez sommeiller.

Prenez part aux douleurs dont mon ame est atteinte, Ecoutez mes soupirs et voyez ma langueur.

Si vous me refusez le cœur, Au moins prestez l'oreille aux accents de ma plainte Et puisque vos rigueurs me forcent de veiller,

Cessez de sommeiller.

��CONTRE L AMOUR STANCES

Février i6U2,

Imprudent ennemi, vainqueur de foibles âmes.

Qui n'a pour nous dompter que d'impuissantes flammes ;

Deïté sans pouvoir comme sans jugement,

Amour, quitte cet arc dont tu nous veux combattre :

Son usage inutile, en ton aveuglement.

Ne peut blesser que ceux qui se laissent abattre.

Tes feux sont sans effet et tes flèches sans force, Quand le cœur a gousté d'une plus douce amorce,

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