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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/285

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VERS ET LETTRE DE JACQUELINE PASCAL 237

Que de fâcheux détours ma passion évite !

Mon espérance rit De voir que tout se hâte, et que le cœur va vite

De même que l'esprit.

Nous sommes l'un pour l'autre et nos âmes blessées

Font de pareils soupirs. Le Ciel même en naissant fit rimer vos pensées

Avecque mes désirs

Joignons-nous donc enfin d'un lien nécessaire

A la postérité. En travaillant tous deux nous ne sçaurions rien faire

Que pour l'Eternité ^

��SONNET FAIT APREZ LES RIMES

Octobre 1639.

Vos discours rigoureux me donnent de la peur ; Mais malgré vos mespris j'auray cet avantage Que votre œil a tousjours la douceur en partage Pour adoucir mon mal par un TegâTÔ. Jlatteur

Je sers vos doux attraits avecques tant d'ardeur Et trouve tant de charme en leur rendant hommage, Que quand j'y souffrirois un insigne dommage Je croirois en mourant recevoir de Vhonneur.

Mon ame est pour vos coups une illustre matière Qui pour vous contenter se donne tout entière A des traits qui jamais ne furent sans eff'ect.

��I. Dans un passage de Port-Royal (5*= éd., t. III, p. i83), Sainte- Beuve dit que Jacqueline Pascal « avait un moment émerveillé le

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