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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/283

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VERS ET LETTRE DE JACQUELINE PASCAL 233

Si ce qui te rend insensée

Pouvoit eschauffer ma pensée,

J'y travaillerois plus d'un jour.

Mais ne m'en donne point de blâme',

Puisqu'il faut avoir de l'amour

Pour mieux discourir de ta flamme.

��respo:nse aux vers precedens par monsieur de benserade

Que ce trait d'un esprit adroit comme le vôtre

Est délicat et doux ! Et que vous feignez bien de parler pour un autre.

Quand vous parlez pour vous I

Que vos vers sont ardens 1 que leur pompe est brillante,

Et qu'ils sont radoucis ! Il n'en faut point douter, vous êtes l'Amarante,

Et je suis le Thyrsis.

Ils sont de vous à moy ces vers que chacun loue,

Et ne le niez plus. Pensez à la rougeur qui vous a peint la joue

Des que je les ay lus.

Pendant que je voyois cette œuvre d'importance.

D'un jugement bien sain, Vous tâchiez d'observer si mon intelligence

Alloit jusqu'au dessein.

��I . « Benserade et Sercy : Mais je suis exempte de blâme » (A'ofe de Victor Cousin).

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