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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/279

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VERS ET LETTRE DE JACQLELIiNE PASCAL 23i

Et qui vous rend sans seconde : Par tant d'ou\rages divers Vous enflammez tout le Monde Et du feu de vos yeux et du feu de vos vers.

RÉPONSE DE LA PETITE PASCAL A M. DE SCUDERY

Si j'estois cette Cassandre,

De qui l'esclat sans pareil

Peut jadis réduire en cendre

Le cœur mesme du soleil, Je ne demanderois à ce dieu du Parnasse Le don de prophétie ; et veux bien avouer Que s'il me permettoit souhaitter quelque grâce Je lui demanderois Tart de vous bien louer.

��A MONSEIGNEUR L EMINENTISSIME CARDINAL DUC DE RICHELIEU EPIGRAMME

May iôSO.

Je me plaîgnois du sort, o duc incomparable I Qui sembloit interdire à mes yeux de vous veoir, Et pour rendre mon sort doublement misérable, M'en donnoit Tesperance et non pas le pouvoir. Mais depuis l'heureux jour oij mon ame ravie, Dans le bien de vous veoir contentant son envie^ Gousta plus de plaisirs qu'on n'en peut espérer. Je bénis sa clémence avec sa destinée, Qui m'avait réservé dedans une journée Tout le bien que jamais j'eusse pu désirer.

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