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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/254

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t06 OEUVRES

Ce VOUS seroit un grand malheur. Ayez un peu plus de douceur, Vous verrez ma fidelle ardeur Qui ne sera jamais rebelle Pour vous.

Souffrez que vostre œil, mon vainqueur, Appaise un moment ma douleur, Et ne soyez plus si cruelle. Autrement nous aurions querelle. Y trouveriez vous de l'honneur Pour vous ?

��CHANSON SUR l'air d'uNE SARABANDE*.

��Décembre 1637.

Climene estoit la royne de mon ame.

Cette ingrate dame

Mesprisoit mes vœux. Mais quand je vis les yeux de Dorimene

Je quittay Climene,

Je bruslay pour eux.

Lors mon bonheur, à soy seul comparable,

D'amant misérable

Me rendit heureux. Me faisant voir les yeux de Dorimene.

Lors, quittant Climene,

Je bruslay pour eux.

I. Cf. Max Vuillier, La danse, Paris, 1898, p. ii3 : et La Sara- bande, venue d'Espagne, était une danse à la fois noble et passionnée. Elle apparut, dit-on, vers i588 pour la première fois à Sévillo. »

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