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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/233

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ETIENNE PASCAL ET ROBERVAL A FERMAT 185

tez en avant, afin de la demonstrer, vous supposez deux principes, desquels le premier estvray et l'autre si esloigné d'estre vray, qu'il y a des cas où il arrive tout le contraire de ce que vous demandez.

Le premier est tel : soit A le centre commun des choses pesantes, l'appuy du levier N, et du centre A, intervalle AN, soit ^^-^^=1^=^^-^

décrite une portion de circonfe- r^^^^^ ^^^^^ rence telle quelle GNB, pourvu que c l'arc CN soit esgal à l'arc NB ; et soit considéré cet arc CN comme A

une balance ou un levier sans Fig. 5.

poids qui se mené librement à l'en-

tour de l'appui N ; soient aussi des poids égaux posez en Cet B.

Vous supposez que ces poids contrepeseront l'un à l'autre et feront équilibre, estant balancés sur le point N ; et semble que tacitement vous supposez encore l'équilibre quand les bras du levier NG et NB seront des lignes droictes pourveu que les points C, B soient esgalement esloignez du centre A, et les lignes NG et NB sous-tendantes ou cordes, en effect ou en puissance, d'arcs égaux NG, NB.

Toutes ces choses sont vrayes en gênerai ; mais nous ne les croyons telles que pour ce que nous les avons demons- trées en conséquence d'autres principes qui nous sont plus familiers, plus clairs et plus connus.

Toutefois, en particuher, il y a une distinction qui

(QEuu. de Fermât y II, p. 5i). Aux objections formulées contre son second principe, il répondit : Quoique ce second principe soit mani- festement faux..., je l'avois pourtant insdustrieusement et à dessein mis dans ma lettre, afin de vous faire accorder qu'un grave pesé moins plus il approche du centre de la terre, ou, en me niant celte vérité, vous obliger d'accorder celle de mon second levier. »

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