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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/230

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estant entièrement d’une part du centre et B de l’autre part Mais il nous semble que le plus grand poids B doit s’approcher du mesme centre[1] vers A comme la partie D : en sorte que cette partie D avec A, estant d’une mesme part, contrepesent avec la partie restante de l’autre part.

Outre ce, nous avons encore une instance en ce cas qui semble conclure que la figure et le volume et encore la disposition des poids doit estre considéré d’autant qu’un corps pesant semble devoir peser d’autant moins qu’il occupera une plus grande portion de la circonference ferme passant par le corps et descripte à l’entour du centre commun des choses pesantes, ce que nous expliquerons plus amplement cy-après sur vostre second principe du levier. Or vous sçavez qu’un mesme corps, soubs différentes figures, positions ou volumes, peut occuper plus ou moins de cette circonférence et, s’il y a cause pour laquelle u n mesme corps doive moins peser proche du centre qu’estant esloigné, celle-cy en est peut-estre une, estant clair que, quoyqu’il fust tousjours de mesme figure, position et volume, neantmoins, estant plus proche du centre, il occupera une plus grande portion de la circonférence susdite qu’estant plus esloigné. Mais, quand cela seroit, nous croyons qu’à peine cela seroit-il possible à l'esprit humain d’assigner les proportions de cette augmentation ou diminution selon les différents esloignements du centre.

Si la seconde ou la troisiesme cause possible de la pesanteur des corps est vraie, il nous semble que l’on en peut tirer des mesmes conclusions.

  1. Texte des Varia Opera : « des choses pesantes, jusqu’à ce qu’une partie du dit poids B soit au delà du dit centre. »