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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/229

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ETIENNE PASCAL ET ROBERVAL A FERMAT i8i

blable au levier AB pressé aux deux bouts par les deux poids égaux A, B, puisque ces poids ne pressent le levier que par la puissance qu'ils ont de se porter vers leur centre commun C, D ouE.

Comme si le levier horizontal est AB et les forces ou puissances égales A, B pres- sants horizontalement le levier /^ a\ Ç (-^)

pour le porter à un certain ^-^ ^--^

point commun C auquel elles Fig. 2.

aspirent et lequel est posé éga- lement ou inégalement entre les mesmes puissances dans la ligne AB, ces forces, pressants également le levier, se résisteront l'une à l'autre, selon notre sens, encore mesme que l'une, comme A, fust plus prés que l'autre du point commun G auquel toutes deux aspirent Et quand le levier ne seroit point horizontal, mais en telle autre po- sition que l'on voudra , estant considéré sans poids et toutes les autres choses comme auparavant, le mesme effet s'ensuivra selon nostre jugement et la comparaison sera entièrement semblable a celle des poids qui sont à l'entour du centre commun des choses pesantes.

Nous adjousterons ici ce que nous pensons en ce cas des poids qui seroient inégaux joints comme dessus à une ligne droite ferme et sans poids, pour mieux faire parois- tre nostre sentiment.

Soient deux poids inégaux A, B, descjuels A soit le moindre, et soit AD la ligne ferme qui les joint, dans laquelle le centre de pesanteur des anciens soit le point C, lequel ne sera pas au milieu de la ligne AD. Si donc on pose le composé des poids A, B de sorte que le point C convienne au centre commun des choses pesantes, nous ne pouvons croire qu'il demeurera en cet estât, le poids A

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