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gnent des idées spartiates et romaines qui, à mes yeux du moins, ne sont que la violence et le brigandage glorifiés. En conséquence, je me soumets à payer la pension pour mes fils, et l’impôt pour les fils des autres. Mais qu’est-ce que je trouve ? Je trouve que votre enseignement mythologique et guerrier a été indirectement imposé au collége libre, par l’ingénieux mécanisme de vos grades, et que je dois courber ma conscience à vos vues sous peine de faire de mes enfants des parias de la société. — Vous m’avez dit quatre fois que j’étais libre. Vous me le diriez cent fois, que cent fois je vous répondrais : Je ne le suis pas.

Soyez inconséquents, puisque vous ne pouvez l’éviter, et je vous concède que dans l’état actuel de l’opinion publique vous ne pouviez fermer les colléges officiels. Mais posez une limite à votre inconséquence. Ne vous plaignez-vous pas tous les jours de l’esprit de la jeunesse ? de ses tendances socialistes ? de son éloignement pour les idées religieuses ? de sa passion pour les expéditions guerrières, passion telle, que, dans nos assemblées délibérantes, il est à peine permis de prononcer le mot de paix, et il faut prendre les précautions oratoires les plus ingénieuses pour parler de justice quand il s’agit de l’étranger ? Des dispositions si déplorables ont une cause sans doute. À la rigueur ne serait-il pas possible que votre enseignement mythologique, platonicien, belliqueux et factieux y fût pour quelque chose ? Je ne vous dis pas de le changer cependant, ce serait trop exiger de vous. Mais je vous dis : Puisque vous laissez naître à côté de vos Lycées, et dans des conditions déjà bien difficiles, des écoles dites libres, permettez-leur d’essayer, à leurs périls et risques, les voies chrétiennes et scientifiques. L’expérience vaut la peine d’être faite. Qui sait ? Peut-être, sera-t-elle un progrès. Et vous voulez l’étouffer dans son germe !

Enfin, examinons la question au point de vue de la Société, et remarquons d’abord qu’il serait étrange que la so-