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Page:Œuvres complètes de Blaise Pascal Hachette 1871, vol1.djvu/423

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12. — Miscell. Façon de parler : « Je m’étois voulu appliquer à cela. » — Vertu apéritive d’une clef, attractive d’un croc.

13. — Pyrrhonien pour opiniâtre.

Nul ne dit courtisan que ceux qui ne le sont pas ; pédant, qu’un pédant ; provincial, qu’un provincial, et je gagerois que c’est l’imprimeur qui l’a mis au titre des Lettres au Provincial.

14. — Carrosse versé ou renversé, selon l’intention. — Répandre ou verser, selon l’intention.

Plaidoyer de M. Le Maître sur le cordelier par force.

15. — Beauté d’omission, de jugement.

16. — N’est-ce pas assez qu’il se fasse des miracles en un lieu, et que la Providence paroisse sur un peuple ?

— Le bon air va à n’avoir pas de complaisance, et la bonne piété à avoir complaisance pour les autres.

17. — Ce que les stoïques proposent est si difficile et si vain ! Les stoïques pensent que tous ceux qui ne sont point au haut degré de sagesse sont également vicieux, comme ceux qui sont à deux doigts dans l’eau.

18. — « Quand le fort armé possède son bien, ce qu’il possède est en paix. »

19. — On n’entend les prophètes que quand on voit les choses arrivées. Ainsi les preuves de la retraite, et de la discrétion, du silence, etc., ne se prouvent qu’à ceux qui les savent et les croient.

Joseph si intérieur dans une loi toute extérieure.

Les pénitences extérieures disposent à l’intérieure, comme les humiliations à l’humilité. Ainsi les…

20. — Rom., v. 27 : Gloire exclue ; par quelle loi ? Des œuvres ? Non, mais par la foi. Donc la foi n’est pas en notre puissance comme les œuvres de la loi, et elle nous est donnée d’une autre manière.

21. — Le peuple juif, moqué des gentils ; le peuple chrétien, persécuté.

22. — Josèphe cache la honte de sa nation ; Moïse ne cache pas sa honte propre… Quis mihi det ut omnes prophetent[1] ? Il étoit las du peuple.

23. — Sur Esdras. Fable, que les livres ont été brûlés avec le temple. Faux par les Machabées[2] : « Jérémie leur donna la loi. »

Fable, qu’il récita tout par cœur. Josèphe et Esdras marquent qu’il lut le livre. Baron., Ann., p. 180 : Nullus penitus Hebrærum antiquorum reperitur qui tradiderit libros periisse et per Esdram esse restitutos, nisi in IV Esdræ.

Fable, qu’il changea les lettres. Philo, in Vita Moysis : Illa lingua ac charactere quo antiquitus scripta est lex sic permansit usque ad lxx. Josèphe dit que la loi étoit en hébreu quand elle fut traduite par les Septante.

Sous Antiochus et Vespasian, où l’on a voulu abolir les livres, et où

  1. Nombres, xi, 29.
  2. II Mach., ii, 2.