Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne/Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

ÉDITIONS


Quelques-unes des œuvres de Novalis ont paru dans différentes Revues, du vivant même de l’auteur, ou peu de temps après sa mort. Ce sont :

Blüthenstaub, dans « Athenæum Eine Zeitschrift von Aug. Wilh. Schlegel und Friedr. Schlegel Ersten Bandes Erstes Stück, Braunschweig, 1798 », p. 70-108.

Blumen, dans « Jahrbücher der preussischen Monarchie », Berlin, 1798, tonte II, p. 184-185.

Glauben und Liebe oder der König und die Kœnigin, — Ibid. p. 969-986.

Hymnen an die Nacht, dans : « Athenæum , op. cit. Dritten Bandes Zweites Stück, Berlin, 1800, p 188-204.

An Tieck. — Bergmanns Leben. — Lob des Weins, — Geistliche Lieder (les 7 premières hymnes spirituelles), dans « Musenalmanach für das Jahr 1802, Tübingen, 1802, 16 p. 35, 160, 162, 189-204.

La première édition des œuvres complètes est due aux soins de Tieck et de Frédéric Schlegel : « Novalis Schriften, Herausgegeben von Friedrich Schlegel und Ludwig Tieck Zwei Theile Berlin, 1802 » — 2te Auflage, 1805, — 3te Auflage, 1815, — 4te Auflage, 1896. — 5te Auflage, 1837. — La 3me édition était précédée d’une notice biographique, de la plume de Tieck, qui a été reproduite dans les éditions postérieures. — Dans la 4me édition Frédéric Schlegel, à l’insu de Tieck, fit paraître la dissertation « Die Christenheit oder Europa », dont les éditions antérieures n’avaient apporté que de courts fragments. Cette œuvre disparut de nouveau de la 5me édition. — En 1846 Tieck, avec la collaboration d’Ed. v. Bulow, fit paraître un troisième volume des Œuvres de Novalis, comprenant une notice biographique de Just, le Journal du poète, quelques lettres, quelques poésies de jeunesse et un grand choix de fragments en prose inédits. (« Novalis Schriften, Herausgegeben von Ludw. Tieck und Ed. v. Bülow Dritter Theil Berlin, 1846. »)

Une publication nouvelle des Œuvres de Novalis parut en 1898 « Novalis sæmmtliche Werke, herausgegeben von Carl Meissner, eingeleitet von Bruno Wille, verlegt bei Eugen Diedrichs, Florenz und Leipzig, 1898. » Cette édition en 3 volumes, plus complète et plus correcte que les précédentes, vient de s’accroître d’un 4me volume « Novalis sæmmtlmiche Werke Ergænzungs-Band, auf Grund des litterarischen Nachlass, herausgegeben von Bruno Wille ; Verlegt bei Diedrichs, Leipzig, 1901. »

Mais l’édition complète et critique, qui se recommande avant toutes les autres, a paru en 1901, par les soins de M. Heilborn — « Novalis Schriften

Kritische Neuausgabe auf Grund des handschriftlichen Nachlasses von Ernst Heilborn 1901 Druck und Verlag von Georg Reimer, Berlin [1]. L’éditeur a compulsé les manuscrits conservés par la famille Hardenberg et ceux de la Bibliothèque royale de Berlin. Il a publié beaucoup d’éléments inédits et a rétabli la version primitive, en vers libres, des Hymnes à la Nuit, — version sensiblement différente de celles qui avaient été imprimées jusqu’à ce jour.

Des œuvres détachées de Novalis ont été publiées dans de nombreuses collections populaires. Comme ces publications reproduisent généralement le texte des éditions mentionnées plus haut, elles n’intéressent pas directement la bibliographie littéraire. — Signalons, pour terminer, une traduction française des « Disciples à Saïs », et d’un choix de Fragments, due à la plume de M. Maeterlinck, « les Disciples à Saïs et les Fragments », Bruxelles, 1895.

SOURCES BIOGRAPHIQUES [2]


Just, Ueber das Leben Friedrichs von Hardenberg dans Schlichtegroll’s Nekrolog, 1802 et réimprimé en 1846 dans le 3me volume de Novalis Schriften, édition Tieck.

Briefe dans Novalis schriften, édition Tieck, Berlin, 1802, Tome II, p. 291 et suiv. (Lettres au professeur Woltmann).

Ludwig Tieck — Notice biographique mise en tête de la 3me édition de Novalis Schriften (Berlin, 1815). Ed. v. Bülow — Introduction au 3me volume de Novalis Schriften (Berlin, ls46)

Aus Novalis Tagebuche seiner letzten Lebensjahre dans le 3me volume de Novalis Schriften (Berlin, 1846). Complété par Heilborn. Novalis Schriften Kritische Neuausgabe etc. Berlin, 1991. Tome I, p 267 et suiv.

Briefe (Lettres adressées à Schiller, à Reinhold, à Frau von Thummel) dans Novalis Schriften Berlin, 1846, III, p. 129-160.

A. Peters — General Dietrich von Millilz, sein Leben und sein Wohnsitz, Meissen, 1863 (Quatre lettres inédites de Novalis avec fac-similé.

Holtei. — Briefe on Ludw. Tieck, Breslau 1864 I, p. 304-312.

Strohmann — Briefe von und an Bürger : III, p. 234-236.

Friedrich von Hardenberg (genannt Novalis) — Eine Nachlese aus den Quellen des Familienarcinvs Herausgegeben von einem Mitglied der Famille 2te Auflage, Gotha, 1883.

Dr J. M. Raich, — Novalis Briefwechsel mit Friedrich und Aug. Wilhelm, Charlotte und Caroline Schlegel, Mainz, 1880. Cet ouvrage apportait aussi la première publication complète de la dissertation « Die Chrisienheit oder Europa »).

Heilborn — Novalis, der Romantiker Berlin, 1901.

Il est en outre indispensable de consulter la correspondance des frères Schlegel, (publiée par Walzel) et celle de Schleiermacher (Aus Schleierma cher’s Leben, tome III) qui nous font connaître les projets littéraires et religieux des premiers romantiques, et aussi les Fragments de Ritter Fragmente aus dem Nachlass eines jungen Physikers — Heidelberg, 1810), les Mémoires de Steffens (Was ich erlebte Breslau, 1841 Tomes 3 et 4) et de G. H Schubert (Selbstbiographie Erlangen,. 1854), qui nous introduisent dans le cercle des physiciens romantiques

ÉTUDES CRITIQUES


Parmi les études plus anciennes, aujourd’hui très dépassées, on peut citer l’essai de Carlyle (Novalis — Dans Miscellanies London, 1847, vol. II, p II et suiv.), une étude de S René Taillandier (dans Revue de L’Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier Mémoire de la Section des Lettres 1847 T. I, p. I et suiv.) et le manifeste d’Arnold Ruge (Der Protestantismus und die Romantik, dans les Hattische Jahrbücher, 12 octobre 1839).

Les premières études vraiment impartiales, documentées et approfondies sont celles de Dilthey (dans les Preussische Jahrbücher, I865. 5tes Heft) et de Haym dans Die romantische Schule, ein Beitrag zut Geschichte des deutschen Geistes Berlin, 1870, p. 325 et suiv). La monographie consciencieuse de Schubart (Novalis Leben, Dichten and Denken, Güterstoh, 1887) et le travail un peu superficiel de Bing (Novalis, Eine biographische Charakteristik, Hamburg and Leipzig, 1893) n’ont rien ajouté d’essentiel aux travaux de Dilthey et de Haym, La récente étude de Heilborn (Novalis der Romantiker, Berlin, 1901) s’attache moins à donner une interprétation critique de l’œuvre qu’à présenter une image documentée et parfois très neuve de la personnalité du poète et de son entourage.

Les œuvres lyriques de Novalis ont fait l’objet d’une étude spéciale de Carl Busse (Novalis Lyrik Oppeln, 1898). — Fortlage (Sechs philosophische Vortræge, Iena, 1872 p. 75 ri suiv.) a étudié les rapports de l’œuvre de Novalis avec la philosophie de Fichte. Plus récemment Adolf Huber a fait une étude sur la philosophie de la nature de Novalis dans Euphorion, Zeitschritt für Litteraturgeschichte 1899, 4tes Ergænzungsheft, p. 90 et suiv.) La religion de Novalis a fait l’objet de nombreux articles, généralement dénués de valeur ou entachés de partis pris. Le chapitre, consacré à Novalis par Otto Pfeiderer (Geschichte der Religionsphilosophie von Spinoza bis auf die Gegenwart, Berlin, 1893, p. 253 et suiv.) ne fait guère que répéter Hlaym et Dilthey

L’ouvrage de Brandes (Die Hauptstrœmungen der Litteratur des 19tes Jahrhunderts Jubilæumausgabe, Leipzig, 1897) contient une étude détaillée du premier romantisme allemand (II, Die romantische Schule in Deutschland). Ce livre, d’une lecture attrayante, est tendancieux et hostile au romantisme. Les pages consacrées à Novalis (chap. II, Das romantische Gemüt) reproduisent en partie les jugements et les partis pris d’Arnold Ruge dans le Manifeste cité plus haut. La méthode de l’auteur consiste moins à interpréter qu’à dresser un réquisitoire au moyen de fragments plus ou moins arbitrairement découpés et détachés de l’ensemble.

  1. Le 4me volume de l’édition précédente, paru après la publication de M. Heilborn, ne fait que démarquer celle-ci pour les parties manquantes.
  2. Nous ne mentionnons que les publications ayant une valeur documentaire originale.