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Calmann Lévy, éditeur (p. 333-334).


VI

FERDINAND PAJOT

La mort de Ferdinand Pajot est un fait des plus douloureux et des plus regrettables. Ce jeune homme, doué d’une beauté remarquable et appartenant à une excellente famille, était en outre un homme de cœur et d’idées généreuses. Nous avons été à même de l’apprécier chaque fois que nous avons invoqué sa charité pour les pauvres de notre entourage. Il donnait largement, plus largement peut-être que ses ressources ne l’autorisaient à le faire, et il donnait avec spontanéité, avec confiance, avec joie. Il était sincère, indépendant, bon comme un ange. Marié depuis peu de temps à une charmante jeune femme, il sera regretté comme il le mérite. Je tiens à lui donner après cette cruelle mort, une tendre et maternelle bénédiction : Illusion si l’on veut, mais je crois que nous entrons mieux dans la vie qui suit celle-ci, quand nous y arrivons escortés de l’estime et de l’affection de ceux que nous venons de quitter.